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Guyane – Le ministère de l'Ecologie bloque l'exploration pétrolière de Shell

Lors d'une conférence de presse sur le sommet Rio+20 ce mercredi, Nicole Bricq, la ministre de l'Écologie a annoncé la suspension des permis d'exploration pétrolière. La filiale française de Shell s'est dite "très surprise", puisqu'il ne manquait plus que les prescriptions techniques en complément de l'arrêté du 22 mai pour commencer la seconde exploration.

Avec Arnaud Montebourg, Mme Bricq a "relancé le travail de la refonte du code minier", et se devait de prendre "quelques mesures". La ministre a reçu Patrick Roméo (le président de Shell France) hier après-midi.

"Dans le cadre d’un code minier inadapté et obsolète, le précédent gouvernement a octroyé un permis exclusif de recherches à un consortium privé sans contrepartie suffisante pour l'intérêt national. La prise en compte des problématiques d’environnement n’est pas satisfaisante." ont expliqué les deux ministères dans un communiqué commun.

Rodolphe Alexandre a réagit dans la foulée en adressant une lettre au Premier ministre Jean-Marc Ayrault (http://goo.gl/7nnCj ) dans laquelle il se dit "stupéfait de l'annonce du ministère de l'Écologie" estimant que l'officialisation de cette annonce "porterait un sérieux coup d'arrêt à un projet aux enjeux colossaux, tant pour la Guyane que pour la France". Cette décision "jetterait un voile sur l'ensemble du projet d'exploration pétrolière et sur ses perspectives extrêmement prometteuses (…) en termes de développement économique, infrastructurel et d'emploi." "Il s'agirait d'une nouvelle absolument catastrophique pour la Guyane".

D'un tout autre avis, le collectif Or Bleu contre Or Noir est "heureux que le gouvernement remette en quelque sorte les pendules à l'heure, mais pour combien de temps encore ?" et compte rester vigilant. Dans un communiqué (http://goo.gl/J1JDE ), il s'en prend à la passivité des représentants (élus et candidats) et leur "prise de risques inconsidérée" pour "d'hypothétiques retombées financières". "Le code [minier] actuel est en inadéquation avec le droit de l'environnement, notamment en matière d'information au public". Plus de 1.000 personnes sont signataires de la charte "Non au pétrole off-shore en Guyane".

Le collectif reste dans l'attente d'une réponse à leur lettre du 5 juin (http://goo.gl/jnO0b ), à laquelle seule Mme Prévot-Madere a répondu (plutôt favorable à l'exploration pétrolière).

Le communiqué du ministère de l'Écologie et de celui du Redressement Productif est à retrouver ici : http://goo.gl/qDyO4

 
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