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Guyane – Kourou jumelée à Macapa ?

Oui, mais avec un jour de retard… En effet, alors que la ville spatiale organisait cette semaine le "Conseil des Maires de la Communauté des Villes Ariane" (CVA) dont François Ringuet est le président, une signature de convention avec le maire de la capitale amapaense devait se tenir hier après-midi en marge de ce conseil.

Malheureusement, l'édile brésilien Clécio Luis a eu le privilège d'expérimenter la boueuse BR-156 qui relie sa ville à la Guyane… Et à l'heure où devait être signée la convention, il n'était toujours pas sur le territoire français… le jumelage devrait donc être signé aujourd'hui.

Celui-ci s'inscrit dans le cadre des accords de "coopération décentralisée franco-brésilienne" de décembre 2008 qui faisaient suite à la rencontre la même année à St-Georges entre Nicolas Sarkozy et Lula (qui à l'époque souhaitaient accélérer le développement des échanges commerciaux entre le Brésil et la France, grâce notamment à un somptueux pont… aujourd'hui en proie à la rouille).

L'objectif : ouvrir Kourou sur son environnement régional, pour établir avec Macapa des échanges culturels, touristiques et sportifs, principalement pour la jeunesse kouroucienne, placée comme une priorité par M Ringuet. L'importante communauté brésilienne présente dans la ville est également concernée par ce projet.

Pour le moment "simple protocole d'intention" (en raison de la législation fédérale brésilienne qui n'autorise pas à une commune de signer seule un véritable jumelage avec une commune étrangère), cette convention pourra à terme permettre des échanges économiques avec la capitale de l'Amapa.

Selon une personne proche du dossier à la mairie de Kourou, "les brésiliens sont très intéressés par le savoir-faire français en matière de construction de routes (sic !) de traitement de l'eau, et de développement durable".

D'après cette source, les brésiliens "souhaitent impliquer les acteurs locaux dans les traités internationaux concernant la défense de l'environnement", en prenant exemple sur ce qui se fait en Guyane. "Les entreprises brésiliennes veulent être en contact avec les entreprises françaises" poursuit-elle, pour "s'aider mutuellement au niveau du développement", les savoir-faire des brésiliens pouvant également être bénéfiques aux guyanais.

Avec ce jumelage, Kourou pourrait devenir une "porte d'entrée au niveau européen" pour la ville brésilienne. Séparées par plus de 800 km de route (dont une centaine encore en latérite), on peut se demander si de réels échanges commerciaux pourront voir le jour entre la ville spatiale et sa future jumelle… Mais visiblement, les deux communes "veulent vraiment faire avancer les choses".

La preuve ? La délégation brésilienne se serait engagée à "tout faire pour rendre possible la finalisation de la route fédérale", véritable frein au développement des relations entre la Guyane et les Etats brésiliens voisins (Amapa et Para), à l'inauguration du pont sur l'Oyapock, ou plus simplement… à la signature du jumelage lui-même…

Affaire à suivre. ES

 

 

Brésil – Alimentation électrique : Oïapoque n'en peut plus !

Avec l'impraticabilité actuelle de la BR-156 qui relie Macapa à la ville frontière d'Oïapoque, la centrale thermique qui alimente la commune est difficilement approvisionnée en diesel (21.000 litres par jour sont nécessaires pour la faire fonctionner). Ce weekend, une intoxication mortelle au monoxyde de carbone (un générateur utilisé à domicile pour compenser le rationnement d'énergie) a poussé la population de la rive Est du fleuve à manifester dans les rues leur mécontentement.

Pas moins de 2.000 personnes se sont regroupées pour demander le raccordement de leur commune au réseau électrique de l'Etat d'Amapa, encore en cours d'installation, rapporte le média brésilien Selesnafes.com. Les manifestants ont brûlé quelques pneus et ont même poussé leur marche jusqu'au pont sur l'Oyapock comme pour faire entendre leur voix à leurs homologues de St-Georges, bien desservis en énergie par EDF…

D'ici à ce que le réseau électrique brésilien atteigne la frontière, peut-être que la route sera terminée… ? 

 

Finance – Vous reprendrez bien une petite amende ?

Après de longs mois de tractations, les autorités américaines et britanniques ont infligé de nouvelles amendes, de près de 6 milliards de dollars au total, à six banques internationales pour avoir notamment manipulé des taux de changes entre 2007 et 2013.

Cela porte à plus de 9 milliards de dollars la facture totale acquittée jusqu'ici par les grands établissements dans cet n-ième scandale qui ternit l'image de la finance.

Cinq des six établissements ont accepté une mise à l'épreuve de trois ans durant laquelle ils devront informer les autorités sur leurs activités…

 

 

Dossier - Education Nationale : Et si un jour on osait vraiment réformer ?

"Une de plus !" diront certains, et le pire c'est qu'ils n'auront pas vraiment tort, pas une des lois des 30 dernières années n'a vécu plus de deux ans car pas un ministre de l'Éducation n'est resté dans son fauteuil plus longtemps…

Adoptée par le Conseil supérieur de l’éducation le 10 avril 2015, la réforme du collège conduite par la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, devrait être appliquée pour la rentrée scolaire 2016.

Quelle en sera la portée et, surtout, quels en seront les effets ? Eh bien pour le moment le résultat est encourageant : La ministre se fait insulter par la droite, le débat fait rage entre les enseignants, les intellectuels et les éditorialistes, une grève a eu lieu cette semaine, tous les ingrédients sont donc réunis pour qu'on n'y comprenne plus rien, si ce n'est quelques images comme la suppression du latin et du grec ou des classes bilangue.

 

Encore une fois le système montre ses limites (qu'il a, il faut le reconnaître, le mérite de repousser toujours plus loin) et ce n'est sans doute pas pour rien que des études internationales démontrent que le système éducatif français est aujourd'hui l'un des plus injustes qui soit.

Intégration, ascenseur social, égalité des chances, que de mots pour désigner ce que devrait être l'Education Nationale et ce qu'elle n'est plus qu'à de trop rares exceptions.

Trop d'élèves (plus de la moitié en Guyane) arrivent en 6èmesans maîtriser les savoirs de base (français et mathématiques) et le collège ne comblera pratiquement pas cet écart. Ne faudrait-il pas mettre tous les moyens pour permettre de combler ce déficit. On pourrait imaginer augmenter de façon drastique le nombre d'enseignants pour limiter les effectifs à 12 ou 13 élèves par classe jusqu'au CM2 ? 

Il faut oser donner les moyens de la réussite plutôt que de s'évertuer à rajouter emplâtres sur emplâtres à une jambe de bois…

La ministre a certainement été maladroite avec un monde enseignant très sensible en disant en substance que "les élèves s'ennuient donc il faut réformer pour mettre plus de ludique dans l'enseignement", rien de tel pour affirmer son désaveu des pratiques pédagogiques existantes et s'attirer les foudres d'une profession toujours sur ses gardes lorsqu'un ministre s'exprime.

Même si la nécessité d'une réforme ne fait que peu de doutes, tout se jouera sur des mots, des formules et des symboles comme la place des langues mortes, en oubliant l'enseignant qui devra subir.

Ce sera le cas avec l'interdisciplinarité qui demandera, par exemple, à un prof de maths de consacrer 20% de son temps au travail sur des projets avec d'autres disciplines tout en ayant le même programme à réaliser.

 

La volonté de Najat Vallaut-Belkacem est louable que de vouloir une école plus égalitaire mais le résultat risque effectivement de niveler les niveaux… vers le bas !

D'un point de vue intellectuel la mixité des niveaux est une idée formidable mais la réalité sera toute autre puisque ce sont les meilleurs élèves qui pourraient décrocher et s'ennuyer.

Depuis quelques semaines on entend tout et rien sur cette réforme et depuis quelques jours on entend aussi la ministre parler de négociation, pour mieux édulcorer (enterrer ?) ce qui aurait dû être bénéfique à nos enfants et ne pas être qu'un énième enjeu politique.

 

Et si, pour commencer en Guyane, on appliquait les règles avant de réformer ? Saviez-vous, entre autres joyeusetés, que depuis la mi-mai les professeurs ne délivrent plus de notes au collège Paul Kapel de Cayenne (pour les élèves de 3ème) ?

Saviez-vous que les collégiens de l'Externat Saint-Joseph de Cayenne seront en vacances, au plus tard, le 10 juin ?  Et saviez-vous que la sortie officielle des classes est le 3 juillet ?

Encore une fois certains élèves seront livrés à eux-mêmes alors que d'autres seront pris en charge par des structures privées ou voyageront, certains enrichiront leurs connaissances pendant que d'autres les perdront.

Et comme chaque année je n'aurai pas assez de mots pour fustiger l'inorganisation de ces établissements qui n'auront pas respecté le contrat initialement présenté. Et comme chaque année personne ne me répondra autre chose que "ce n'est pas de notre faute, les examens, le bac, le manque de moyens, le manque de salles…"

Il ne viendrait pas à l'esprit de ces mêmes personnes d'être honnêtes et de nous prévenir dès le mois de septembre en annonçant que certaines classes seront en vacances à des dates différenciées des autres.

Non, ceci n'est pas possible car nous serions capables de dire que les enseignants ne font rien et qu'ils ne pensent qu'aux vacances, quelles mauvaises langues serions-nous…

Thierry Maquaire

 

 

La Guyane (numérique) paralysée par un acte de vandalisme…

La Poste, Pôle Emploi, la CGSS… vous l'avez peut-être remarqué, hier, les communications mobiles, et la 3G (des trois opérateurs) étaient très défaillantes voire impossibles. La raison ? "Un acte de vandalisme" dans la nuit de lundi à mardi, sur le réseau de fibre optique d'Orange – au niveau de la Crique Fouillé - "qui a entraîné la coupure des télécommunications mobiles et internet dans toutes les communes de l'Ouest", impactant également le reste du territoire.

Si les équipes d'Orange étaient "à pied d'œuvre" pour rétablir progressivement les télécommunications, le rétablissement complet du réseau de la Guyane n'était attendu que pour aujourd'hui, d'après l'ancien opérateur public, propriétaire des infrastructures sur lesquelles s'appuient les autres opérateurs (Digicel et SFR). Les habitants de l'Ouest guyanais n'ont donc pas pu utiliser leurs mobiles jusqu'à (en théorie) ce matin.

Les services publics comme La Poste ou la CGSS ont eux aussi été impactés, et ont dû refouler le public, "les liaisons du réseau informatique des bureaux" ayant été interrompues. "Le fonctionnement du Centre Financier de la Banque Postale" a lui aussi été touché, même si les bureaux de poste concernés se trouvaient principalement dans l'Ouest.

Bien sûr, les forces de l'ordre ont été mobilisées pour "trouver les auteurs de cette dégradation", mais cet incident vient démontrer une fois de plus combien la Guyane est dépendante d'un réseau encore bien fragile, et à la merci des individus les moins bien intentionnés… A 16h hier, Orange annonçait que "70% du trafic internet et mobile dans l'Ouest était rétablis". ES

 

 

Guyane – Près de 15 tonnes de poisson pêchées illégalement rejetées à la mer depuis le 1er janvier

Non mécontents de leur action contre la pêche illégale, les services de l'Etat ont communiqué coup-sur-coup la semaine dernière sur les dernières opérations menées à l'est comme à l'ouest contre les pêcheurs clandestins pillant les ressources halieutiques des eaux guyanaises…

Ainsi, le 22 avril dernier, du côté de la frontière surinamaise, une embarcation dont l'identité avait été "usurpée à un navire légalement enregistré au Suriname" a été interceptée puis déroutée avant d'être détruite le 6 mai, son capitaine recevant "une convocation à comparaître en justice" et l'équipage "remis à la police aux frontières". "Cela constitue une sanction efficace pour dissuader les pêcheurs illégaux" affirme la préfecture.

Le 6 mai, un autre navire surinamais (le Rebecca 2) était arraisonné par la vedette de la gendarmerie maritime Organabo, au large de l'embouchure du fleuve éponyme. Longue de 15 mètres, l'embarcation avait dans ses cales pas moins de 3,5 tonnes de poisson et 50 kg de vessies natatoires, très prisées des chinois, qui lui vouent des vertus médicinales. Ces organes permettant aux poissons de flotter peuvent se vendre aux alentours de 100 euros le kilo (frais). Le capitaine du navire est passé en comparution immédiate dès le lendemain, a été condamné à six mois de prison avec sursis, tandis que son navire et ses moteurs étaient confisqués.

A l'est, la tapouille "d'un artisan d'Oiapoque", ainsi qu'un second navire (l'Ezequiel) ont aussi vu le produit de leur pêche et leurs filets "saisis puis détruits" par les "unités de contrôle de police des pêches", qui totalisent depuis le début de l'année 2015 pas moins de 14,8 tonnes de produits de pêche rejetées à la mer, et 52 km de filets détruits. A titre de comparaison, 47,1 t de cargaison avaient été rejetées à la mer en 2014. ES

 

 

Guyane – Christian Eckert vient "inspecter" les douanes et évoquer le foncier de l'Etat

Le secrétaire d'État chargé du Budget visite les départements français d'Amérique, et après être passé aux Antilles, il arrivera ce matin en Guyane pour deux petits jours. Objectif de cette venue : faire le tour des casernes et des douanes du territoire, du moins à Cayenne (port et aéroport) et à St-Laurent. Hormis les présentations que lui feront les effectifs guyanais (gendarmerie, garde-côtes et douanes), aucune annonce réelle n'est attendue de la part de celui qui souhaite "promouvoir les échanges commerciaux légaux".

Seul point intéressant au programme de la visite (même si celui-ci n'a pas été indiqué dans le document officiel), une "séance de travail avec les élus et nos administrations" sur le thème du foncier, comme l'a confié M Eckert à nos confrères de France-Antilles. "Il est légitime, au titre de ma fonction de ministre des Domaines, que je suive de très près ce dossier". Nombreux sont les élus, les partis politiques, ou les acteurs de la société civile qui demandent depuis longtemps que la gestion des 90% du foncier privé de l'Etat soient "confiés" à la future Collectivité Territoriale de Guyane…

Nous ferons un retour sur cette visite dans notre édition de vendredi. En attendant, nous vous invitons à lire l'interview réalisée par notre confrère de France-Antilles. ES

 

 

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