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Guyane – Culture : des chiffres alarmants pour l'avenir

Loin de se réduire, la statistique concernant les jeunes en difficulté de lecture doit nous interpeller.

Au vu des tableaux de bord publiés par la FEDOM (Fédération des Entreprises d'Outremer) issus eux-mêmes de données INSEE et de l'Education Nationale, la part des jeunes en difficulté de lecture atteint pratiquement 47% en 2013 pour la Guyane (44% en 2009).

Si le pourcentage reste stable (25,7 en 2009, 25,8 en 2013) pour les jeunes en grande difficulté, il n'en reste pas moins préoccupant.

L'ensemble de ces données est issue des évaluations en lecture faites lors de la journée Défense et Citoyenneté et, pour mémoire ces jeunes en difficulté de lecture sont moins de 10% sur l'ensemble du territoire national et aux alentours de 30% aux Antilles et à la Réunion.

Comment parler de développement si nous ne sommes pas capables de mettre nos enfants en position de réussite minimum ? Ici on ne peut même pas parler de qualification, simplement d'être capable de s'intégrer dans la société en comprenant le monde qui nous entoure. Comment parler d'intégration sans lecture, et fatalement sans écriture ?

Au moment d'entamer la campagne pour l'Assemblée Unique (CTG), nos politiques seraient bien inspirés d'avoir des propositions qui ne soient pas seulement d'augmenter le nombre de structures d'enseignement mais bien de décréter la culture comme le premier combat pour la Guyane de demain .

J'emploie ici à dessein le mot culture, en sociologie, la culture est définie de façon plus étroite comme "ce qui est commun à un groupe d'individus" et comme "ce qui le soude".

L'UNESCO a proposé une définition de la culture lors d'une conférence mondiale à Mexico en 1982 que je propose à votre réflexion :

"Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts, les lettres et les sciences, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances."

Et aujourd'hui où est cette culture commune ? Elle existe mais pour combien ? 15 ? 20 ? 25% de la population ? Comment voulez-vous intéresser qui que ce soit à l'avenir de la Guyane sans vous préoccuper du degré de compréhension des uns et des autres ?

Il faut avoir peur du débat politique qui s'ouvre, avoir peur de sa pauvreté et de la place ridicule qui risque d'être laissée à cette donnée fondamentale qu'est le socle commun et minimum des connaissances.

Qui osera proposer un plan d'envergure pour faire en sorte de ne pas laisser au bord de la route près d'un jeune sur deux. Qui osera dire que ce jeune acculturé est le terreau parfait pour devenir une mule qui transportera de la cocaïne comme si c'était dans un jeu vidéo, parfait pour entrer dans un monde où l'avenir ne s'écrit pas, parfait même pour écouter tous les prêcheurs qui appellent à la violence. Il ne suffit pas de vouloir emmener les jeunes au Bac pour qu'ils deviennent des adultes, il ne suffit pas d'encenser notre jeunesse si nombreuse pour en faire une société, il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir.

La réussite de la jeunesse de Guyane est un défi ? Soit, mais encore faudrait-il que cela soit autre chose qu'un vœu pieux car, dans le cas contraire, nous nous préparons à des lendemains qui déchantent. L'Education Nationale a certes sa part de responsabilité mais elle ne doit pas être seule sur ce terrain, nos futurs élus devront montrer l'exemple. Faisons leur confiance, ils savent si bien lire, écrire et parler… TM

 

Edito – Une sieste de 20 minutes c'est réparateur, lorsqu'elle dure 6 jours on peut commencer à être inquiet…

On l’appelle «Sleepy Hollow»: le village de Kalachi, au Kazakhstan, est victime d’une étrange épidémie de sommeil, rapporte Le Monde. Depuis 2010 le phénomène se propage par vagues, une centaine de personnes parmi les 600 habitants du village ont soudainement perdu connaissance et ont sombré dans un sommeil pouvant durer jusqu’à six jours.

Le reportage précise que les enfants et les personnes âgées qui sont victimes de l’épidémie sont aussi sujets à des hallucinations. Les médecins arrivés en masse dans le village n’ont pas encore trouvé d’explication à ces phénomènes inquiétants, mais des soupçons pèsent sur la ville voisine de Krasnogorsk.

Dans cette ville, aujourd’hui dépeuplée, une mine d’uranium a été exploitée jusqu’en 1991. Le  radon contenu dans l’uranium pourrait se retrouver dans les gaz qui s’évaporent de la mine abandonnée. Mais les anciens mineurs sont perplexes: «Quand nous descendions dans la mine, la concentration en radon était très élevée et personne ne s’endormait…», explique l’un d’eux. Certains médecins estiment qu’il ne s’agit pas d’une épidémie de sommeil à proprement parler mais de pertes de connaissance dues à un facteur toxique. D’autres pensent qu’il s’agit d'une «psychose de masse». En attendant de trouver l’origine de ce sommeil, les familles avec des enfants vont être relogées courant mai.

En Guyane le phénomène d'endormissement est connu dans certaines administrations mais on sait que c'est lié à l'ennui. Des phénomènes toxiques existent dans des écoles mais là c'est la cantine, la route en travaux ou le voisin qui pulvérise de l'insecticide…

En Guyane aussi, "la sieste ça vous gagne…"

Edito de parfaite mauvaise foi de TM

 

 

Guyane – Les automobilistes se ruent sur les pompes par crainte d'une grève à la SARA

Dans la journée de dimanche, de longues files d'attente se sont formées aux abords des stations-services guyanaises, provoquant bouchons et tensions. Les usagers de la route se sont rués sur les pompes à essence suite à la décision des salariés de la Société Anonyme de Raffinerie des Antilles (SARA) de déposer un "préavis de grève [pour] ce lundi 2 mars à partir de 6 heures, sur tous les sites opérés par la Sara dans les trois départements Martinique, Guadeloupe, Guyane" porté par le syndicat CFE-CGC.

Ceux-ci ont décidé de faire grève en raison de leurs "inquiétudes" sur la "pérennité" de leurs emplois et de leur outil de travail "au regard des résultats de l'entreprise". Ils auraient constaté une "dégradation des relations avec l'administration" dans le cadre de l'application du décret Lurel sur la fixation des prix des produits pétroliers, qui impacterait donc les 4 sites "à haut risque" antillo-guyanais, sur lesquels travaillent quelques 600 personnes.

Le syndicat CFE-CGC a demandé à la direction d'obtenir que "toutes les dispositions soient mises en œuvre pour l'obtention d'un accord" avec le gouvernement avant le 31 mars 2015", pour "la juste application du décret de fixation des prix des produits pétroliers et de ses arrêtés de méthode". En revanche, d'après les gérants de stations-services, la grève ne devrait pas impacter la livraison de carburant…

Par ailleurs, les prix des carburants ont été fixés depuis dimanche pour le mois de mars par la préfecture, et c'est après trois mois "d'importante baisse" (-25cts pour l'essence et -16cts pour le gazole), que les prix grimpent à nouveau, avec +4cts pour le gazole (1,39€/L) et +5cts pour le super sans plomb (1,53€/L). La bouteille de gaz passe en dessous de la barre des 20€ en perdant 35cts à 19,91€. ES


 

Guyane – Transports en commun à Kourou : l'opposition tente de jouer l'apaisement

La semaine dernière, le ton était monté entre François Ringuet et Kevin Madeleine, le gestionnaire du réseau de transport urbain K-lyanne de la cité spatiale. Le maire avait annoncé porter plainte (notre article de vendredi dernier http://goo.gl/qBlwK0). Par communiqué, "les élus de l'opposition" ont appelé à une "réunion de médiation" entre les deux parties, dans "l'intérêt économique, de cohésion sociale, d'aménagement du territoire et de l'impact écologique évident du transport en commun" à Kourou, afin "de ne pénaliser ni les usagers ni les salariés de K-Lyann". Nous reviendrons sur cette affaire dans nos prochaines éditions. ES


 

Médias – Gabriel Serville entouré de jeunes femmes dénudées c'est ce soir…

Bon n'exagérons pas, la bienséance est respectée puisque l'émission est à 18h30 et sera accessible à tous les yeux…

Le député de la 1ère circonscription est le premier invité de la nouvelle émission de Jordan sur ATG, "The late tonight show".

26 minutes sur le modèle des "late show" américains avec un animateur au mieux de sa forme qui, accompagné de Vanessa (ex Focus Info), recevra chaque jour de la semaine un invité pour un moment de détente et de divertissement.

Météo des criques et chroniques rythmeront cette émission qui veut apporter un souffle nouveau dans un paysage audiovisuel local trop souvent stéréotypé où l'humour est assez peu présent. Il faudra sans doute lui laisser un peu de temps pour trouver son tempo et son public car la concurrence est rude pour la petite chaîne de Collery.

Vous aimerez, ou pas, mais on ne peut qu'espérer que l'énergie mise par Jordan, sa bonne humeur, son sourire son auto dérision, et son équipe, sont autant de bonnes raisons pour être ce soir au rendez-vous devant votre poste.  ES

 

Une marche pour que vive encore la démocratie en Russie …

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, 70.000 selon un des organisateurs, ont participé dimanche à Moscou à une marche en hommage à Boris Nemtsov, l'opposant et ancien vice-premier ministre russe assassiné vendredi près du Kremlin. La police a fait état pour sa part de près de 21.000 participants.

"Il est mort pour l'avenir de la Russie", "Il s'est battu pour une Russie libre", "Ces balles sont pour chacun d'entre nous", pouvait-on lire sur les pancartes tenues par les manifestants à Moscou dont beaucoup avaient un drapeau russe à la main ou un portrait du défunt. Quelques heures avant d'être assassiné, M. Nemtsov, avait appelé, sur les ondes de la radio Echo de Moscou, à manifester dimanche dans la capitale contre "l'agression de Vladimir Poutine" en Ukraine. Boris Nemtsov était en train de préparer un rapport détaillé sur la présence de soldats russes dans l'est de l'Ukraine, alors que Moscou dément toute implication de ses troupes aux côtés des rebelles séparatistes.

Son assassinat a été un choc brutal pour ses partisans et des milliers d'anonymes. Il a provoqué un concert de condamnations indignées dans la communauté internationale. Vladimir Poutine s'est engagé à châtier les assassins de Nemtsov. "Tout sera fait pour que les organisateurs et les exécutants de ce crime lâche et cynique reçoivent le châtiment qu'ils méritent", a-t-il affirmé.

Plusieurs opposants ont été tués ces dernières années en Russie, notamment la militante des droits de l'homme Natalia Estemirova en Tchétchénie, l'avocat Stanislav Markelov et la journaliste Anastasia Babourova à Moscou, de même que la journaliste Anna Politkovskaïa. Les exécutants ont parfois été arrêtés et condamnés, mais pas les commanditaires.

 

 

Association des maires de Guyane : "Pour que cesse une situation dérogatoire qui pénalise toutes les communes"…

21 des 22 communes de Guyane (celle d'Apatou étant excusée) étaient représentées à l'assemblée générale extraordinaire de l'association des maires vendredi dernier à Cayenne. Cette réunion à laquelle assistaient également les parlementaires de Guyane, a été l'occasion de revenir sur l'incongruité existant dans notre région sur la répartition du produit de l'octroi de mer.

En effet, en Guyane, contrairement aux autres régions d'Outremer, la dotation globale garantie (voir notre extrait d'un rapport sénatorial dans ce dossier) qui représente 70 à 80% de la recette globale, est reversée en partie au Conseil Général soit 27 millions d'euros plafonnés.

Cette situation perdure depuis 1974 (le plafonnement date de 2004) et est unique en son genre. Aujourd'hui les communes, réunies en assemblée, ont décidé de faire une demande à l'Etat pour faire cesser cet état de fait ainsi que de faire un remboursement sur les 4 dernières années (au-delà il y a prescription). Sans réponse au bout de deux mois il sera alors temps de faire appel à un jugement du Tribunal administratif pour trancher. Ce sont donc près de 100 millions d'euros que réclament les maires pour des communes où l'octroi de mer peut représenter jusqu'à 90% des recettes fiscales. Si l'interpellation de l'Etat se fait en groupe, il faudra ensuite que chaque conseil municipal entérine des poursuites menées par la collectivité.

Pour Patrick Lingibé, l'avocat de l'association des maires : "Nous allons mettre en place une action visant à faire évoluer les pratiques en nous basant sur le principe de la non-discrimination et faire en sorte que l'Etat reconnaisse le préjudice causé aux collectivité."

Il est aisé de comprendre l'intérêt que les communes ont à engager un tel recours même si on peut s'interroger sur la raison qui a fait qu'il aura fallu 40 ans pour le faire.

Et l'autre question, encore plus importante, est de savoir ce qui se passera en cas de succès. Cela voudrait dire que le Conseil Général (donc la future CTG) devra se passer de 27 millions de recettes ? Si les maires y voient fort justement un moyen de doper leur budget il faut cependant s'interroger sur les effets de cette nouvelle répartition. En effet, si, au final, la Collectivité de Guyane renvoie certaine charges vers les municipalités on aura simplement fait passer de la main droite à la main gauche et on ne sera pas plus avancé… TM

 

L'importance de l'octroi de mer pour les régions et les communes des départements d'outre-mer

Les modalités de répartition du produit de l'octroi de mer expliquent qu'il constitue une ressource essentielle des collectivités territoriales des DOM.

En effet, le produit de l'octroi de mer est affecté :

- en premier lieu, à une « dotation globale garantie » (DGG) répartie entre les communes des DOM. La Guyane se distingue des autres DOM puisque le conseil général de la Guyane bénéficie, aux côtés des communes guyanaises, d'une part correspondant à 35% du montant total de la DGG, cette part étant plafonnée à 27 millions d'euros par an ;

- puis, au fonds régional pour le développement et l'emploi (FRDE), qui bénéficie lui-même à deux niveaux de collectivités : pour 80% aux communes, proportionnellement à leur population, et pour les 20% restant à la région.

S'ajoute à l'octroi de mer un octroi de mer régional, qui a la même assiette que l'octroi de mer et dont les taux sont également votés par le conseil régional. Toutefois, les taux de l'octroi de mer régional ne peuvent excéder 2,5%. Cet octroi de mer régional est une ressource exclusive des régions d'outre-mer (1,036 milliard d'euros en 2008 pour l'ensemble des DOM – NDLR).

Source Sénat : Les DOM, défi pour la République, chance pour la France, 100 propositions pour fonder l'avenir

 

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Chroniques RDI de Thierry Maquaire

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