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Internet – La Guyane pourra bientôt demander son raccord au câble Europe-Brésil

En déplacement à Macapa avec toute une délégation de socio-professionnels et de décideurs guyanais, le président de Région s'est félicité hier de la signature "d'un accord entre les différents actionnaires, entérinant la création d'une entreprise conjointe entre les sociétés Telebras et islaLink" pour le déploiement du câble sous-marin reliant l'Europe au Brésil. La mise en exploitation "dès 2017" de ce câble permettra à la Guyane de "plaider pour la réalisation d'un barreau spécifique" desservant le territoire. Un projet porté par l'Etat, le Cnes et la Région. 

 

 

Guyane – Prix des carburants : +3 pour le super, -3 pour le gazole

Le prix du litre de super sans plomb passe de 1,66 €/L à 1,69 €/L, tandis que celui de gazole baisse de 1,44 €/L à 1,41 €/L. Le prix de la bouteille de gaz poursuit sa chute, et baisse de 85 cts à 18,23 €.

 

 

Formations sanitaires et sociales : Plus qu'un besoin, une nécessité pour la Guyane…

C'est en substance le message qu'il faut retenir de la commission des Affaires sociales et de la santé du CESER (Conseil Economique, Social et Environnemental) par les voix d'Ariane Fleurival (Présidente de l'assemblée) et Patricia Saïd (Présidente de la dite commission).

Après plusieurs séances de travail les conseillers ont décidé d'une auto-saisine qui correspond à une démarche initiée directement par l'assemblée à la différence des consultations obligatoires comme par exemple sur les actes budgétaires régionaux.

Si de nombreux jeunes souhaitent faire carrière dans ces domaines porteurs d'avenir, il faut souvent quitter la Guyane pour acquérir un diplôme.

Le CESER souhaite, autour de 3 forums déclinés à Saint Laurent (10 juillet), Saint Georges (17 juillet) et Cayenne date à définir), sensibiliser et orienter  le public vers ces compétences afin d'améliorer le schéma sanitaire et social de la Guyane.

Cette réflexion devra permettre à la collectivité régionale d'orienter ses décisions quant au choix des filières à développer et faire en sorte que la Guyane ne soit plus un "désert médico-social" comme c'est le cas aujourd'hui.

Comme le rappelait Mme Saïd :"les usagers ont en souffrance et nous manquons cruellement de cadres de santé, d'infirmières spécialisées, de manipulateurs radio, de techniciens de laboratoires mais également d'ergothérapeutes, d'orthophonistes ou d'audioprothésistes, pour ne citer que quelques-unes des professions déficitaires." Développer des formations débouchant directement sur des emplois est une idée à laquelle on ne peut que souscrire.

Il ne restera plus qu'à le mettre en œuvre au plus vite pour permettre à nos jeunes de vivre leur vocation en Guyane. TM

 

 

Monde – Les sodas tuent 184.000 personnes par an. Oui mais…

Obésité, diabète ou problèmes cardio-vasculaires, les effets néfastes des boissons sucrées sur le corps sont connus. Une étude de l'université des sciences de nutrition de Boston estimant que 184.000 personnes dans le monde seraient mortes en un an de maladies liées à la consommation de sodas est parue ce mardi. Parmi ces victimes des boissons trop sucrées, 133.000 personnes sont mortes du diabète, 45.000 de pathologies cardiovasculaires et 6.450 de cancers. Environ 76% des morts liées à cette consommation de sodas ont eu lieu dans des pays à bas et moyens revenus.

Un chiffre certes impressionnant pour des produits qui paraissent inoffensifs, mais qui ne doit pas éclipser un autre chiffre bien plus désagréable (quoique ne touchant pas les mêmes "consommateurs") : les 6 millions de victimes de la faim dans le monde chaque année, dont 3,1 millions d'enfants de moins de 5 ans. Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies – qui assure qu'il y a "suffisamment de nourriture dans le monde aujourd’hui pour que tout le monde puisse s’alimenter décemment et mener une vie saine et productive" – donne le chiffre de 800 millions de personnes souffrant de la faim sur notre planète.

 

 

Europe – La Grèce doit emprunter à ses créanciers pour… rembourser ses créanciers…

Sans rentrer dans le détail, cette nuit, Athènes aurait dû rembourser quelques 1,6 milliards d'euros au FMI, sans quoi elle perdait la possibilité d'accéder à 16 autres milliards d'euros d'aides (UE, BCE, etc.) lui permettant de "relancer son économie" et surtout, de rembourser ses créanciers. A minuit, la Grèce était officiellement en défaut de paiement. Son premier ministre proposait plus tôt de repousser de deux ans l'échéance, sachant que la précédente ne serait pas respectée.

Pendant des mois, les ministres de l'économie des Etats européens ont dit craindre le pire, jusqu'à hier soir, où finalement, même Michel Sapin (bien connu pour ses interprétations des chiffres, du chômage notamment) avouait qu'un défaut de paiement serait "sans grande conséquence" pour le pays… Vaste mascarade ? Pression des lobbys financiers ? Incapacité générale à régler le problème ?

Reste maintenant aux grecs à voter dimanche OXI (oui) ou NAI (non) au plan d'accord soumis par ses créanciers le 25 juin, proposant "de l'argent contre des réformes" profondes de la gestion publique grecque. Certains Etats européens (Allemagne et Italie en tête) interprètent cette question comme un "oui ou non au maintien au sein de la zone euro ?"

Les ministres européens se réuniront en tout cas ce matin pour examiner la dernière proposition des dirigeants grecs. Encore une solution de la "dernière chance" ?

 

 

Mercredi, c'est Farouk Amri ! Aux vacances

Cher lecteur, cette chronique t’est dédiée.

 

D’abord, pour tes vacances.

Profite de ce moment pour te détendre, te reposer puis, tranquillement et sereinement, profites-en pour mettre de l’ordre dans ta vie et dans tes affaires. Fais le grand ménage, au sens propre comme figuré, pour expurger tous les poids qui aujourd’hui polluent ta vie (attention, je ne te demande pas de démissionner… ni de divorcer).

 

Si tu restes en Guyane par choix ou par nécessité alors savoure ta chance, vraiment. J’ai passé plusieurs étés consécutifs en Guyane. Le BONHEUR.

Tous les commerces et autres services sont ouverts, pas d’embouteillages, les sourires sont majoritaires.

C’est pas tout. Au niveau du climat, un mixte de fin de saison des pluies et de début de saison sèche : le TOP.

C’est pas tout. Sois curieux, le Péyi offre des dizaines d’activités pendant l’été.

C’est pas tout. Quand tu déambuleras sur les plages qui par leur beauté n’ont strictement rien à envier aux autres, STP, aie une pensée émue pour le surpeuplement des plages métropolitaines.

C’est pas tout. Certes l’eau marron des plages n’est guère attirante de prime abord mais figure-toi que cette eau, gratuite, a la même valeur curative - c’est scientifiquement prouvé -  que celle que vendent à prix d’or des centres thermaux à des curistes en mal de bien-être.

C’est pas tout. Prends le temps de te promener dans la forêt, immense et grandiose (avec Rubalise ou GPS, ami, je tiens à toi), arpente les pistes, repose-toi dans les carbets, découvre les cours d’eau translucides et les criques fabuleuses et… chut, écoute une forêt qui vit au rythme de bruits immémoriaux.

 

Sois doux, la forêt est encore vierge. Surtout, coupé du monde, abandonne-toi à la méditation et lis. Le livre t’offre un cadeau merveilleux, celui de rencontrer la solitude sans être complètement seul.

 

Si tu quittes momentanément la Guyane, n’oublie pas de la vanter. Le « Guyane bashing » fait du mal au territoire et freine son développement. Certes tout n’est pas rose ici mais entre la vie guyanaise et la sinistrose métropolitaine, avoue qu’il n’y a pas photo. Je compte sur toi pour être un bon ambassadeur du Péyi.

Si tu quittes définitivement la Guyane : Bon vent bien que je ne serai pas étonné de t’y recroiser.

 

Ensuite, pour ce qui est de ma chronique…

Elle s’arrête un peu le temps des vacances. Toute production, aussi minime soit-elle, demande un effort, aussi plaisant soit-il à faire. Fidèle ou pas, lecteur attentif ou pas, d’accord ou pas, ton temps de lecture est ma récompense et je t’en remercie.  

J’ai tenté de te renseigner, de te divertir, de te choquer… Certainement pas toujours avec succès. Merci pour ta tolérance et tes retours.

 

Enfin, pour ce qui est de toi, de moi, de nous et de la vie

L’été est toujours la période propice pour s’adonner au bilan de sa vie.

La vie n’est pas que Loi (Abraham), Amour (Jésus), Economie (Marx) ou Sexe (Freud). Non mon ami, dans la vie tout est relatif (Einstein). Alors relativise ce que tu es ou ce que tu fais. Se libérer de son passé (je n’ai pas dit oublier), c’est se libérer tout court. Les regrets sont autant de menottes inutiles.

Ce que je suis ? Comme toi, ne t’en déplaise, le produit d’interactions. Chaque jour, je suis un peu le même (de la constance que diable !) et un peu différent (grâce à Toi, aux autres, aux lectures, aux films, à notre histoire…

 

… à notre capital culturel). Rien n’est figé, tout est à construire.

 

Nous vivons des temps difficiles. On me présente souvent comme un observateur engagé. Donner mon avis, peser sur le débat public, prendre des risques, susciter des mésententes ou des colères, provoquer des avancées… Pourquoi ? Parce qu’après tout, on ne vit qu’une fois et qu’ "on peut éprouver de la honte à être heureux tout seul" (A. Camus).

A méditer.

 

Bonnes vacances !

 

Farouk AMRI

 

 

Guyane – BTP : ultime réunion avant les blocages…

Trois semaines après la manifestation des acteurs de la construction dans les rues de Cayenne, le blocage de la Guyane approche. Hier après-midi, la Fédération Régionale du BTP rencontrait le préfet pour une "première" réunion de négociations sur les 4 points de revendication de la filière.

Augmentation de la Ligne Budgétaire Unique (la FRBTP demande 30 millions supplémentaires pour 2015), déblocage "immédiat" des chantiers des 243 logements à St-Laurent du Maroni, création d'une Opération d'Intérêt National, et "mise en place d'un plan d'urgence quinquennal pour la Guyane."

Ce lundi, la préfecture était bloquée dès 6h30 par plusieurs camions des entreprises du BTP, jusqu'à ce que la délégation ressorte vers 16h de l'entrevue avec le préfet. Au sortir de cette réunion, Olivier Mantez, président de la FRBTP s'est adressé à la cinquantaine de manifestants qui attendaient devant le bâtiment, et leur a annoncé les éléments concédés par l'Etat.

 

Des concessions insuffisantes

"La mise en place de l'OIN sera avancée de 2 mois" a relayé M Mantez. Par ailleurs, "8 millions d'euros supplémentaires seront injectés pour la LBU cette année", et "l'Etat s'est engagé à livrer du foncier sur la zone de Dégrad-des-Cannes". Quelques "bonnes nouvelles" cependant jugées insuffisantes par le directeur de Nofrayane, qui annonçait "ne pas pouvoir accepter les propositions de l'Etat", et a demandé aux chauffeurs de réinstaller leurs camions "dès 6h30" devant la préfecture ce mardi.

Une "réunion finale" se tiendra ce matin à 11h durant laquelle M Mantez espère "obtenir des engagements à la hauteur des revendications", sans quoi "des actions de blocage seront lancées dès mardi soir"

Il se pourrait que les principaux axes de circulations soient visés, puisque des consignes ont été données concernant les ronds-points des Maringouins et de Balata… Il y a quelques jours, M Mantez assurait que seuls les "services régaliens de l'Etat" seraient visés par les blocages. Mais l'aéroport Félix Eboué semblait être une cible privilégiée par le collectif Nou lé travay

 


Motion de soutien du CDHH

Réuni plus tôt dans la matinée, le Conseil Départemental de l'Habitat et de l'Hébergement a rédigé une motion pour "apporter son soutien à la FRBTP concernant les difficultés rencontrées pour la construction de logements en Guyane" et demande "des réponses claires et précises" à l'Etat sur les quatre points de revendication.

 

Les autres filières pensent se mobiliser sans bloquer

Présent lors de l'entretien, Stéphane Lambert, le président du Medef Guyane a annoncé que dès cette semaine, les "20 autres filières" pourraient elles aussi se mobiliser pour réclamer un véritable engagement de l'Etat pour le développement de la Guyane. Celles-ci doivent d'abord se réunir, et n'envisagent pas de bloquer le territoire, mais de faire pression sur l'Etat auprès de la filière BTP pour obtenir gain de cause.

Valérie Vanoukia, présidente de la FTPE s'est dite "favorable à une grande mobilisation" de l'ensemble des filières pour que "Paris prenne réellement conscience des enjeux". "Au niveau local, les services de l'Etat nous comprennent" tempère-t-elle. "Tous les secteurs sont en souffrance. Le fait que le BTP soit en perte de vitesse a des répercussions sur tous les services, tous les commerces" poursuit la représentante des TPE. "Nous sommes en train de mettre en place le terreau d'un développement du logement illicite, avec toutes les conditions sanitaires qui vont avec. Nous ne pouvons pas continuer comme ça."

Pour Dominique Bonadei de Force Ouvrière – lui aussi présent pendant la réunion en tant que représentant du syndicat majoritaire au sein du secteur BTP – "l'Etat va devoir céder plus si les blocages ont lieu".


Le bon fonctionnement de l'économie (et plus globalement de la vie) guyanaise pour les prochaines semaines sera confirmé – ou pas – ce matin après la réunion "finale" entre l'Etat et la FRBTP. Si les réponses aux revendications ne sont pas celles attendues, la Guyane risque de faire entendre sa voix à Paris d'une manière qui ne sera pas sans rappeler les événements de 2008 lors des grèves contre le prix de l'essence, qui avaient paralysé tout le péyiES

 

 

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