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Sénégal – Le 15e Sommet de la Francophonie se présente plutôt mal…

altÀ la veille du 15ème Sommet de la Francophonie en terre sénégalaise, la messe la plus célèbre de la communauté des pays ayant pour langue commune le français s’en va en eau de boudin : médias locaux marginalisés ont décidé de boycotter le sommet, opacité entourant le budget de communication confié au publiciste français Richard Attias, insuffisance d’infrastructures hôtelières aux environs du village de conférence, marche de l’opposition et de la société civile... La fête semble gâchée avant le rendez-vous
Les 77 chefs d’Etat et de gouvernement invités - les 29 et 30 novembre - se réuniront dans un complexe flambant neuf, en banlieue de Dakar (qui n’aurait pu voir le jour sans l’implication de la Turquie ni le contournement des règles d’appel d’offres… mais nous vous épargnerons les détails croustillants de ces affaires). Ils devront par exemple répondre à la lettre ouverte publiée hier par une vingtaine d'artistes ouest-africains de premier plan, qui leur demandent de "faire le maximum pour enrayer l'épidémie de fièvre Ebola".
L’Organisation Internationale de la Francophonie regroupe aujourd’hui une soixantaine de pays sur cinq continents. Elle représente plus d'un tiers des États-membres des Nations unies – plus de 890 millions de personnes–. A priori, son poids démographique, politique et diplomatique est considérable. Mais dans les faits, la Francophonie cherche toujours son équilibre. Le rendez-vous de Dakar est dès lors une nouvelle occasion pour les membres de l’OIF de réfléchir à leur avenir commun.
Par ailleurs, l'ancien président sénégalais, Abdou Diouf, premier secrétaire général de l'OIF, remettra son poste "en jeu" à Dakar - ville chère à son mentor Léopold Sédar Senghor, l'un des pères fondateurs de la Francophonie à l'aube des années 1970. Et il faudra lui trouver un successeur…
 

Guyane – Les femmes élues de Guyane créent leur association

altC’est officiel depuis le 15 novembre les femmes élues de Guyane ont créé leur association qui compte 35 adhérentes. Rencontre avec Mme Fabienne Mathurin Brouard présidente de l’association – et ancienne maire de St-Georges.
 
Dans quel but a été créée l’association ?
Je suis la première femme de Guyane à avoir été élue maire. Ça n’a pas été simple. J’ai consacré 6 ans à ma commune. Aujourd’hui nous rencontrons des femmes qui ont des difficultés que ce soit au sein d’une petite collectivité ou à la Région. Beaucoup de femmes veulent se consacrer à la chose publique, il existe une législation qui oblige à avoir autant femmes que d’hommes dans une collectivité. Nous voulons aborder les choses avec une certaine parité, un partage de la société. C’est un travail qui a débuté notamment avec Chantal Berthelot qui a 20 ans d’expérience dans la politique. Le but est de faire part de son expérience et de la partager avec d’autres femmes.
 
Vous avez été élue présidente de cette association. Quel sera votre rôle ? J’ai été élue présidente de cette association qui a pour objet d’inciter les femmes à faire de la politique, à réussir dans leurs fonctions, à travailler en équipe. Ce que nous voulons leur apporter c’est une écoute, un échange, répondre à leurs besoins en formation par exemple. Et nous avons également le projet de rejoindre la Fédération des femmes élues de France.
 
Aujourd’hui qu’est-ce que cela représente d’être une femme élue ? Est-ce que vous rencontrez des difficultés avec ce statut ?

Nous les femmes élues, nous avons toutes en commun le fait d’être maman, de vouloir réussir notre vie professionnelle et assurer notre fonction politique. Au sein de l’association certaines femmes ont témoigné en disant qu’on était venu les chercher chez elles, parfois même en passant par leur époux, pour les convaincre de participer aux élections. Maintenant qu’elles sont élues, elles expliquent qu’elles prennent beaucoup de "coups" car elles découvrent qu’on ne peut pas faire ci ou ça. Elles se demandent comment faire pour réussir. Et puis il y a aussi une certaine tension qu’il faut faire redescendre après les élections. Il faut s’inscrire au service de la population, être complémentaire avec l’homme, l’exécutif et partager les projets.

 
On parle beaucoup de parité, pensez-vous que les femmes ont réussi à imposer leur place en politique ?
altEntre la femme et l’homme l'un n’est pas meilleur que l’autre. La femme est différente. C’est cette différence qui va lui permettre de réussir et d'être complémentaire, de travailler en équipe. On fait de la politique parce qu’on veut réussir, on veut faire ensemble, faire avec l’autre. Conseiller l’exécutif et être complémentaire à la décision finale.
 
La prochaine élection est celle de la collectivité unique, pensez-vous qu’une femme pourrait en être la présidente ?
Pour nous ce n’est pas l’objet de l’association. La législation prévoit cela mais ce n’est pas notre but, c’est une association apolitique.
 
Quelles seront les futures actions menées par l’association ?
Le bureau se réunira le 8 décembre, car beaucoup de femmes sont au congrès des maires. Nous avons donc décidé de nous réunir après le congrès. Nous devons finaliser notre organisation, expliquer avec pédagogie notre démarche. Rassurer aussi les hommes politiques qui ont peur, qui voient cette démarche avec une certaine crainte. Et pourtant cela fait plus d’un an que nous parlons de cette association.
 
Propos recueillis
par Cassandra Villeroy
 

Guyane – Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, quelles actions ?

Hier avait lieu la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Une manifestation qui a toute son importance quand on sait que plus de 216.000 femmes sont victimes de violence commises par leur partenaire. En Guyane aussi les femmes se sont mobilisées notamment avec l’association "l’Arbre Fromager".

 

Des chiffres alarmants

Selon un communiqué de la DJSCS (Direction de la Jeunesse des Sports et de la Cohésion Sociale) entre mai 2013 et avril 2014, 536 femmes ont été victimes de violences conjugales en Guyane et 388 ont osé porter plainte. Sur 222 viols, 58 sont effectués dans le cadre conjugal. Enfin sur 828 affaires de coups et blessures, 438 le sont dans un cadre du couple. Des chiffres alarmants qui conduisent à s’interroger sur la situation des femmes victimes de violences en Guyane. Un fait souvent laissé sous silence par honte ou peur de représailles… Mais à l’occasion de cette journée symbolique, certaines ont voulu dénoncer ces injustices…

 

L’association l’Arbre Fromager crie en silence

Elles étaient environ une vingtaine de femmes hier matin alignées devant le Palais de Justice. Le visage couvert d’un masque blanc. Elles sont venues "crier en silence" leurs douleurs avec des pancartes aux phrases poignantes "1 femme sur 10 est victime de violence conjugale", "silence de la justice = violence", "2% des violeurs seulement sont condamnés est-ce trop ?" Une opération de sensibilisation menée par l’association "l’Arbre Fromager" qui réclame plus de prise en charge et d’accompagnement pour ces femmes en détresse…

 

Quelles actions pour ces violences ?

De son côté la DJSCS explique dans un communiqué qu’il existe en Guyane des mesures pour remédier à cette situation. Face à ces souffrances, un plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes a été mis en place. Tout d’abord une plateforme téléphonique d’écoute : le 115. Un dispositif disponible 7 jours sur 7, gratuit et anonyme depuis un téléphone fixe ou portable. Les femmes entrent en contact avec des professionnels qui les écoutent, les orientent et les accompagnent dans l'épreuve difficile qu'elles traversent.

En Guyane le Parquet a demandé à être saisi de toutes les mains courantes. Les victimes sont incitées à porter plainte et des enquêtes peuvent être menées malgré l’absence de plainte. Par ailleurs, des intervenants sociaux viennent également dans les commissariats et gendarmeries pour assurer l’accueil des personnes victimes de violences ayant besoin d’un accompagnement social, médical ou juridique. Une permanence dédiée existe à Cayenne et est ouverte 4 demi-journées par semaine (.

 

Face aux réclamations faites et malgré les dispositifs mis en place il semble qu’une insuffisance demeure… Notamment en ce qui concerne la protection des victimes et le fait qu’elles ne se sentent pas à l’abri. Il serait peut être intéressant de se pencher sur un renforcement des mesures de sécurité qui pourrait les rassurer et les inciter à briser le silence… CV

 

 

Guyane – 3.800 pondeuses abattues dans l'ouest…

Les volailles auraient été "contaminées par des salmonelles" explique la Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DAAF) qui a procédé à l'euthanasie des poules "dans le respect des conditions de protection animale requises". Cette action a mobilisé une équipe d'une quarantaine de personnes de la DAAF, du SDIS, de la gendarmerie, de la mairie, de la CCOG et bien sûr des professionnels de l'élevage.

Le 10 novembre, cet élevage de l'ouest a été déclaré infecté aux salmonelles (bactéries pouvant provoquer des intoxications alimentaires bénignes), et a été automatiquement mis en quarantaine avant que les services procèdent à l'abattage des volailles. C'est seulement la 2e action de ce type menée en Guyane (la première avait eu lieu en 2008).

 

 

Bientôt 40 ans d'indépendance pour le Suriname

Le 25 novembre 1975, la Hollande accordait à nos voisins Surinamais l'indépendance après plus de trois siècles de colonisation néerlandaise. Une parade militaire s'est déroulée hier sur les grands boulevards de Paramaribo (district de Wanica). Nous avons donné la parole à une collaboratrice et amie surinamaise, Ilaisa LILA, qui vit dans ce district, et est née bien après l'indépendance…

"Pour moi, l'indépendance de mon pays bien-aimé devait arriver. Être indépendants signifiait être libres, nous permettait de suivre votre propre vision, et d'avoir les bons dirigeants qui mèneraient le pays vers cette vision.

En vérité, nous n'avons pas eu les meilleurs chefs ni les meilleures visions, mais nous y parvenons petit à petit. Pas trop mal pour un pays de 39 ans !

Je suis curieuse de voir ce que les 5 prochaines années nous apporteront… Je suis très fière de mon pays et je suis heureuse de me dire que je peux le quitter, mais encore bien plus heureuse de savoir que je pourrais y revenir. C'est ma maison. Ma maison indépendante !"

Joyeuse fête le Suriname !

 

 

Le Pape exhorte l'Europe à placer l'humain au centre de son projet

Ce mardi, le pape François a effectué sa première visite en France. Mais c’est en chef de l’État du Vatican qu’il s'est rendu à Strasbourg pour parler d’Europe aux instances de l’UE. Au menu ni célébration publique, ni bain de foule, mais deux discours très politiques, devant le Parlement européen puis au Conseil de l’Europe, dans lesquels le premier pape du "Nouveau monde" a exhorté l’Union à plus de justice sociale et plus d’humanité envers les plus fragiles.

Le pape en effet a commencé par faire un diagnostic inquiet de l'état de l'Europe. Dans un monde "de moins en moins eurocentrique""l'Europe est un peu vieillie et comprimée" et "tend à se sentir moins protagoniste dans un contexte qui la regarde souvent avec distance, méfiance et avec suspicion". Les citoyens sont devenus méfiants "vis-à-vis des institutions considérées comme distantes, occupées à établir des règles perçues comme éloignées de la sensibilité des peuples particuliers, sinon complètement nuisibles".

Aux yeux de François, l'Union européenne donne "une impression générale de fatigue et de vieillissement", l'image d'une "Europe grand-mère et non plus féconde et vivante" : "Les grands idéaux qui ont inspiré l'Europe semblent avoirperdu leur force attractive en faveur de la technique bureaucratique de ses institutions."

Pour transmettre "un message d'espérance et d'encouragement", François a exhorté les dirigeants européens à placer au centre de leur projet "l'homme comme personne dotée d'une dignité transcendantale" et combattre les situations "dans lesquelles les êtres humains sont traités comme des objets dont on peut programmer la conception, la configuration et l'utilité, et qui ensuite peuvent être jetés quand ils ne servent plus, parce qu'ils deviennent faibles, malades ou vieux"

 

Connaissez-vous "le plus gros employeur de Guyane" ?

Il a près de 3 millions d'ouvrières sous sa responsabilité, qu'il fait travailler dans plus de 60 usines réparties "entre le pont du Larivot et la krik Coco", et tout ça pour le plus grand bonheur de nos papilles…

Vous l'aurez compris, Nicolas HIBON est apiculteur, et a commencé à s'intéresser à cette activité en 2010, "par curiosité, dans l'idée de découvrir, d'apprendre". Au bout d'un an, de plus en plus passionné par l'apiculture dont il a appris "les ficelles" auprès d'un professionnel guyanais, il décide d'en faire son métier. "Pour la belle image de ce travail, la forte demande de produits locaux et la spécificité du miel de Guyane" explique-t-il. Il a donc ouvert la Miellerie de Macouria, avec l'aide de la DAAF et du CNES, "sans qui il n'y aurait rien eu" puisqu'ils ont subventionné ce projet de 180.000 euros aux trois-quarts.

 

Peu de miel local sur les quelques 60 tonnes consommées chaque année en Guyane

En effet, la Guyane ne compte actuellement que trois professionnels – bientôt cinq – qui ont produit en 2013, plus de 4 tonnes de miel. Nicolas en fait partie, et a pour sa part réussi à (faire) produire plus de 1,2 tonnes à ses fidèles ouvrières, et ce malgré la "jeunesse" de son cheptel d'apis mellifera. Mais il envisage de parvenir rapidement au-dessus de deux tonnes dès 2015 (la récolte 2014 est en cours et devrait dépasser 1,5 t).

Ce chiffre peut sembler important à l'échelle guyanaise, mais ce sont plus de 55 tonnes de miel qui sont importées chaque année sur notre territoire. "Un miel pas souvent de bonne qualité" fait remarquer l'apiculteur, puisque celui-ci est un mélange de miel produit en Union Européenne et hors UE… A savoir, de Chine et d'Inde principalement, où le miel serait "rempli de pesticides et de sucre ajouté" lance amèrement Nicolas. "Les bocaux que l'on trouve dans les supermarchés ne précisent pas le pourcentage, mais il est fort probable que 1% vienne de Roumanie, et 99% de Chine, où ce 'sirop' de miel est vendu entre 1 et 2 euros le kilo" déplore-t-il. Une manière d'intégrer le marché européen, et donc guyanais.

 

Le miel guyanais a de l'avenir !

Mais le producteur guyanais n'est pas inquiet pour sa miellerie flambant neuve, puisque d'après lui, "les gens qui aiment le miel s'y intéressent et cherchent à connaître l'origine du produit". Nicolas assure que "tous [s]es clients ont demandé à visiter la miellerie, à connaître le processus de fabrication", parfois même à aller à la rencontre des ouvrières, au péril de leur épiderme (votre serviteur peut en témoigner). "La visite est un complément" poursuit-il, qui prouve au consommateur que "tout est issu de Guyane à part les emballages".

D'ailleurs, les apiculteurs guyanais essayent actuellement de mettre en place une appellation d'origine contrôlée pour pouvoir asseoir leur crédibilité et la spécificité de leurs produits. "Il y a beaucoup plus de demande que d'offre en Guyane, nous ne sommes donc pas vraiment en concurrence, mais nous devons plutôt faire face aux produits d'importation de mauvaise qualité" remarque-t-il. "Les apiculteurs guyanais font des produits de très bonne qualité" assure Nicolas.

La Miellerie de Macouria propose un miel (délicieux !) 100% guyanais – certes plus cher que les miels d'importation, avec des prix s'étalant de 6 à 30 euros (24 euros le kilo) – et aussi des produits à base de propolis, une résine végétale fongicide et bactéricide produite par les abeilles, dont les propriétés thérapeutiques sont connues depuis l'Antiquité (antiseptique, anesthésique, cicatrisant, et même anti-cancérigènes, des études sont en cours dans les laboratoires). Nicolas envisage d'ailleurs de vendre du miel contenant de la propolis pour traiter les problèmes bucaux (les aphtes par exemple).

 

Des difficultés pour se développer

Le premier obstacle que rencontre Nicolas HIBON pour étendre son "élevage" est lié au manque de terrains pour y installer des ruches. La loi oblige les apiculteurs à éloigner les ruchers (ensembles de ruches) à plus de 100m des habitations. Ses ruchers les plus proches sont tout de même à plus de 500m de la première maison. Il a d'ailleurs profité de la rencontre organisée la semaine dernière entre le CNES et les entrepreneurs guyanais pour faire connaître ses besoins, demandant au Centre Spatial s'il ne pouvait pas trouver un arrangement pour laisser s'installer les ruchers des apiculteurs… M CHEMOUL a laissé entendre que cette éventualité était "à étudier". (si vous avez envie d'aider, voyez l'encadré en bas de cet article !)

La seconde grande difficulté que "vont devoir" affronter les abeilles de Nicolas, sont les insecticides, de plus en plus utilisés en Guyane, et tout particulièrement le fameux Malathion, pour lutter contre le moustique vecteur du chikungunya. "On commence à nous balancer les mêmes produits qu'en métropole" regrette-t-il. D'après lui, "le Malathion est un insecticide, pas un moustiquicide (…) il ne fait pas la différence avec les autres insectes ! C'est un véritable poison !" s'agace-t-il, inquiet pour ses ouvrières qui butinent à proximité des lieux d'habitation… "A l'échelle humaine, l'équivalent du Malathion, c'est la bombe atomique" fait-il remarquer, "on ne fait pas de différence entre les gentils et les soi-disant méchants". Nous saurons dans quelques mois quels impacts auront été constatés sur la population d'abeille de Nicolas.

 

"Si l'Amazonie est considérée comme le dernier espace vierge du monde, alors le miel de Guyane en est l'ultime nectar" a livré en guise de conclusion le poète qui sommeille en Nicolas. Celui-ci a également pour passion d'écrire des romans, dont le 4e est sorti il y a un peu plus d'un mois (lire notre article : http://goo.gl/zRzRz6). ES


Pour vous rendre à la Miellerie de Macouria tournez à gauche au carrefour de la Carapa (quand vous venez de Cayenne), puis de nouveau à gauche à 200m de la RN1. La boutique est ouverte du lundi au vendredi de 15h à 18h.

Si vous souhaitez proposer un "coin tranquille" pour ses abeilles vous pouvez le contacter à cette adresse :  Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.

 

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Chroniques RDI de Thierry Maquaire

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