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Guyane – Le PO Amazonie 2014-2020 bientôt finalisé…

Ce mercredi 10 septembre à l'hôtel de Région étaient conviés les partenaires extra-communautaires de la Guyane (Suriname, et états brésiliens de l'Amapa et Para), pour  définir les grands axes du Programme Opérationnel Amazonie 2014-2020, en présence du manager de programmes à la Commission européenne, Pierre DIRLEWANGER. Les fonds européens représentent deux tiers du total des financements du PO Amazonie.

Pour cette nouvelle période, les financements européens passent de 13 à 18,9 millions d'euros, portant le total des financements à 27,8 millions d'euros si on y inclut les "contreparties nationales" (s'élevant à 8, 9 millions d'euros).

Pour la première fois, ce sera la région qui aura les commandes du PO Amazonie, une responsabilité chère à Rodolphe Alexandre. Autre nouveauté de taille, le Guyana sera désormais inclut aux partenaires du programme opérationnel, et pourra donc bénéficier du fonds à l'instar du Suriname et des états du Brésil (Amapa et Para).

Le "nouveau" PO sera constitué de 4 "axes prioritaires" :

  1. Les transports
  2. La protection et la valorisation de la biodiversité et du patrimoine culturel
  3. La santé et les problématiques sociales
  4. Le développement économique

Ces axes ont été déclinés en "objectifs thématiques" puis "spécifiques", avec "priorités d'investissements", qui elles même permettront ensuite de définir les actions qui seront menées. Pour le moment, ces objectifs doivent être finalisés, puis validés par les différents partenaires, avant d'être soumis à la consultation publique et enfin validés par la Commission européenne.

Des exemples ont été avancés : l'amélioration de la mobilité des personnes et des biens entre les pays partenaires, le renforcement des connaissances sur le patrimoine et la biodiversité, le développement de l'écotourisme et la valorisation des savoir-faire traditionnels, le renforcement de la coopération en termes de santé, des actions d'accompagnement social, le soutien à l'internationalisation des entreprises, ou encore la mise en œuvre de projets conjoints d'innovations, de formation… Mais pour le moment, il était difficile de savoir quels "projets concrets" pourraient être financés, et surtout par qui ils seraient portés…

Au sortir de ce "comité de sélection", M DIRLEWANGER s'est dit "très satisfait du travail effectué, même s'il reste encore des choses à faire (…) notamment en ce qui concerne les indicateurs de résultats" pour évaluer les actions qui seront mises en place dans le cadre du PO. "L'essentiel était de se mettre d'accord sur une stratégie à adopter et cela a été fait" a-t-il lancé à l'assemblée.

La date du 22 septembre était initialement prévue pour rendre la version finale du rapport, mais "nous préférons avoir un programme bien ficelé" a rassuré le représentant de l'Union européenne, laissant ainsi la possibilité aux partenaires de prendre en compte les "quelques éléments manquants", et d'inscrire leurs objectifs dans un cadre légal et environnemental qui ne manquera pas d'être contrôlé par l'Europe.

Une question reste en suspens d'après la Région : "Y aura-t-il suffisamment de porteurs de projets pour consommer tous les crédits du PO Amazonie ?" Sur la précédente période (qui s'achève cette année), "90% des crédits avaient été utilisés" a précisé M DIRLEWANGER. Ne reste plus qu'à connaître ces projets, qui répondent à des "besoins réels" rapporte Rodolphe Alexandre, et bien sûr de les concrétiser. ES

 

Guyane 1ère – Nouveau directeur, nouvelle dynamique…

Si l'on veut résumer la conférence de presse "d'introduction" de Gérald PRUFER, le nouveau directeur régional de Guyane 1ère, on pourrait dire que celui-ci souhaite que sa "chaîne" soit "sur tous les fronts". A savoir la télévision, la radio, et internet.

"Nous n'allons pas révolutionner les choses" tempère-t-il, "nous avons déjà des gens compétents, du talent" mais il compte développer la "convergence médiatique", en étant plus réactif, notamment par le biais d'internet et des réseaux sociaux. "Il ne faut pas forcément attendre la grand-messe de 19h30 pour diffuser une information que les gens savent déjà". Ainsi, il désire que ses équipes "cassent les murs" entre la télévision, la radio et internet. "Nous allons faire avancer nos trois médias en même temps, partager l'information. La rétention d'information n'est pas acceptable".

Une dynamique que les rédacteurs en chefs TV et radio (respectivement Patrick NEGRE et Nadine FELIX) ont déjà engagée sous la direction de Frédéric AYANGMA, ainsi que sur internet [avec Pluzz, ndlr] comme le rappelle Catherine LAMA : "il y a 4 ans, nous comptabilisions 60 millions de pages vues, aujourd'hui nous dépassons les 4 milliards". Objectif en Guyane : faire passer le nombre de "followers" des réseaux sociaux de 25.000 "au double" annonce d'emblée M PRUFER.

Michel KOPS, directeur du réseau Outre-mer 1ère n'a pas tari d'éloges sur "cet homme d'innovation technique, rédactionnelle et managériale (…) nommé par Rémy PFIMLIN lui-même". Pour le patron Outre-mer, "il faut être partout, sur tout, et dans le respect de la maîtrise économique. Nous devons nous réinventer, nous réorganiser, tout en restant un média conçu pour être en osmose, en liaison permanente avec une population, un territoire dont nous sommes aussi le moyen d'expression".

La question budgétaire sera bien évidemment très importante dans la gestion que Gérald PRUFER devra faire de ses troupes. Avec un budget annuel de 21 millions d'euros et 180 collaborateurs,  le nouveau directeur de Guyane 1ère assure que "les moyens sont suffisants" et peut difficilement sortir du cadre du projet Cap 2015 qui doit ramener France Télévision à l'équilibre au 31 décembre de l'année prochaine… "Nous sommes comptables à l'euro près de l'argent que l'on nous a confié" continue-t-il.

Ainsi, pas de plan d'embauche, ni de licenciements à prévoir, mais la chaîne continuera de "donner la capacité aux jeunes d'être formés, d'apprendre un métier au sein d'une chaîne qui offre une forme d'employabilité universelle" explique M KOPS.

 

Et au niveau des programmes ?

Pour le moment "on continue sur notre lancée" au niveau local, tandis que sur l'ensemble des stations de La 1ère, d'ici Noël, "l'offre cinéma sera étoffée" promet Luc SAINT-SERNIN, responsable de la coordination des programmes de l'ensemble des antennes. De nombreux blockbusters et de nouvelles saisons de séries seront diffusés. Pour les nouveaux programmes locaux, il faudra en revanche attendre le premier trimestre 2015. Mais le directeur outremer reste très confiant sur la qualité de ces programmes : "nos pics d'audience sont réalisés sur les programmes locaux".

A la radio, la rentrée a déjà apporté son lot de nouveautés, et M PRUFER annonce déjà "des déclinaisons d'émissions radio qui méritent d'être diffusées" le seront prochainement à la télévision ou sur internet. En tout cas pour la première "notre offre de programme intéresse la population guyanaise" explique-t-il, "mais il faut continuer à se développer".

Aux téléspectateurs et auditeurs d'en juger à présent ! ES

 

National – Les professions réglementées vont-elles finalement pouvoir respirer ?

Après que le ministre en charge du dossier, Arnaud Montebourg, a été débarqué du gouvernement au moment où il s’apprêtait à rentre public son projet de loi, c’est maintenant les ministres de la Justice et de la Santé qui mettent des bâtons dans les roues de son successeur, Emmanuel Macron.

Marisol Touraine a déclaré ce mercredi qu’elle était défavorable à une autorisation de vente des médicaments hors pharmacies. L’une des recommandations faites par le rapport de l’Inspection générale des Finances, et qui figure aussi dans une version non finalisée du projet de loi préparé par le nouveau ministre de l’Economie.

Christiane Taubira a elle aussi dit ce mercredi matin tout le mal qu’elle pensait de la réforme, touchant cette fois les professions juridiques et notamment les notaires. "En tant que garde des Sceaux, j’ai surtout le souci de l’accès au droit pour les justiciables, j’ai le souci de m’assurer que partout sur le territoire il y a à la portée des citoyens un notaire, un huissier, un avocat et bien entendu, de vérifier la sécurité juridique des actes qui sont élaborés", a-t-elle déclaré, reprenant l'argumentaire défendu par les notaires…

 

Guyane – Que penser de l'externalisation de certains services logistiques au Centre Hospitalier de Cayenne ?

Dans sa conférence de presse de rentrée, la section Santé de l’UTG entendait y dénoncer la volonté du directeur de l’hôpital de Cayenne, Dominique Delpech, d’externaliser certains services. Patricia Saïd, de l'UTG section santé déclarait hier, à nos confrères de France Guyane, "craindre des suppressions de postes et la baisse de la qualité du service".

La réaction du directeur du CHAR ne s'est pas fait attendre par l'intermédiaire d'un communiqué de presse où ce dernier a tenu à apporter certaines précisions sur l'externalisation de certains services.

 

Extraits : "Le Centre Hospitalier de Cayenne a pour ambition de développer de manière très importante son offre de soins durant ces prochaines années,(…) 225 emplois supplémentaires seront nécessaires afin d’accompagner ces activités nouvelles. L’Aide de l’Etat est sollicitée à cet effet, mais elle ne serait accordée qu’à la condition de justifier des efforts de performance interne. Dans ce contexte, il apparaît que l’externalisation des fonctions logistiques pourrait contribuer à cet effort tout en favorisant une amélioration de la qualité. (…) il n’y aura pas de suppressions de postes mais des reconversions avec l’aide d’une cellule mobilité au sein de l’établissement."

Le service communication de l'hôpital, contacté hier, nous a apporté certaines précisions quant à ce projet. Il s'inscrit dans le développement de l'établissement qui offrira plus de 140 lits et places supplémentaires (et 225 emplois) avant 2019. Aujourd'hui le CHAR emploie environ 2.000 personnes et ce ne sont que certains services (Restauration, standard, archives et magasin général) qui sont concernés.

L'hôpital, une entreprise (presque) comme les autres…

Comme pour les autres secteurs de la fonction publique, le secteur la santé se doit de faire évoluer ses pratiques et avoir des pratiques de gestion quasi similaires au secteur privé.

Ici on ne parle pas forcément de chiffre d'affaires mais d'optimiser les performances afin de faire mieux sans dépenser plus.

Dans le secteur privé plus personne ne s'étonne aujourd'hui que le gardiennage, la restauration ou l'entretien soit confié à des professionnels et faire en sorte que l'entreprise se concentre sur son cœur de métier. C'est exactement ce qui se profile à l'horizon pour le Centre Hospitalier de Cayenne qui espère apporter un meilleur service grâce à un partenariat avec des entreprises locales.

Cette démarche est prévue pour l'année prochaine; la direction nous a précisé que "l'ensemble des instances concernées ont été informées et seront sollicitées pour examiner ce projet."

Une cellule de reclassement interne va se mettre en place qui proposera des reconversions à l'ensemble des personnels concernés puisqu'aucun licenciement n'est envisagé.

On peut comprendre également l'inquiétude du syndicat majoritaire qui craint que cette évolution ne lui fasse perdre en influence au sein de l'hôpital.

On peut également espérer, du point de vue des patients, que la réputation du CHAR change également et ici peu importe la position d'un syndicat ou d'une direction.

Les usagers du service public hospitalier souhaitent avoir un service "normal". Au moment d'entamer des discussions autour de ces évolutions on peut espérer que les parties en présence auront à l'esprit les patients et leur famille.

Il ne faut jamais oublier que c'est le malade qui est au cœur du système et que c'est à lui que vous êtes redevables, médecins, standardistes, infirmières ou cuisiniers… TM

 

Guyane – La lutte contre la pêche illégale reprend de plus belle

"À la faveur de la haute saison des pêches en cours, les services de l’Etat comme les professionnels de la pêche en Guyane, nombreux sur zone, ont constaté ces dernières semaines une recrudescence de l’activité de pêche illégale, singulièrement à l’Est mais aussi dans une moindre mesure à l’ouest." Voilà ce qu'annonçait la Préfecture la semaine dernière, suite à une réunion qui s'est tenue vendredi entre les différents acteurs susnommés.

Face à cette recrudescence, "un plan à court et moyen et plus long terme pour renforcer les actions de lutte" a été décidé. Les services de l'Etat effectueront plus de vols de reconnaissance, couplés à des observations satellites "pour lesquelles les expérimentations ont été concluantes" assure la Préfecture. De même, l'Etat compte rendre "plus flexible le déploiement (…) des bâtiments de la marine nationale et de la gendarmerie maritime (…) pour intervenir davantage" en cas de forte présence de pêcheurs illégaux, toujours en lien avec les professionnels guyanais, qui par ailleurs pourrait bénéficier "d'un accompagnement de sécurité par les navires de la marine nationale" à condition que les marées soient favorables.

Des opérations coup-de-poing seront organisées dans les prochaines semaines, avec des moyens particulièrement importants (commandos, soutien aérien,…), ainsi que des patrouilles conjointes franco-brésilienne. Cette semaine, le commandant des forces armées en Guyane et le commandant de zone maritime "se rendent (…) auprès de leurs homologues brésiliens à cet effet" a assuré la préfecture. Des navires plus importants pourraient également être demandés en renfort comme ce fut le cas lors du passage dans les eaux territoriales guyanaises de la frégate L'Aquitaine en mars 2013, ou de la frégate furtive La Fayette en mai 2014.

Et à plus long terme, l'Etat compte améliorer la couverture des zones de pêches, une question qui sera traitée lors de la Conférence maritime régionale qui se déroulera vendredi à Cayenne. De "nouvelles armes" feront peut-être leur apparition dans le futur pour permettre l'arraisonnement des tapouilles illégales… Mais pas plus de précisions à ce sujet.

Et ce mardi, la "chasse a repris", puisqu'une tapouille a été contrôlée puis déroutée par La Gracieuse vers la base navale de Dégrad-des-Cannes, et son capitaine mis en garde à vue. 300kg de poissons qui se trouvaient à bord ont été rejetés à la mer, et les filets détruits. En août, un navire en situation de pêche illégale avait déjà été arraisonné par les forces de l'ordre.

Les marins-pêcheurs, eux, sont de plus en plus contraints à aller pêcher en haute mer, où le fruit de leurs efforts est moins récompensé que dans les zones où ils croisent régulièrement des pêcheurs clandestins "qui pillent la ressource halieutique guyanaise"… Très critiques à l'égard de l'action de l'Etat pour protéger leur filière, ceux-ci avaient engagé une longue grève au début de l'année 2013, et obtenu une aide de près de 2 millions d'euros, ainsi que l'assurance que la lutte serait renforcée. L'affaire n'est toujours pas dans le sac, et les efforts vont devoir se poursuivre. ES

 

Guyane – Orpaillage illégal : combien de sites actifs sur le territoire guyanais ?

Voilà la question que posent Les Hurleurs de Guyane dans un communiqué diffusé ce mardi. Selon eux, les informations données par la Préfecture et celles obtenues par la presse brésilienne ne concordent pas. En janvier 2014, 479 sites étaient actifs d'après l'Etat, tandis qu'en juillet, la radio EBC (en reportage sur notre territoire) évoquait 520 sites actifs, "cette donnée n'a été ni confirmée, ni infirmée par les autorités françaises" reprochent Les Hurleurs.

Le collectif regrette que la majorité des missions programmées dans le cadre de l'opération Harpie "se sont déroulées soit autour de sites d'exploitation minière légale, soit sur des sites destinés à le devenir", et se demande ce qu'il en est des sites illégaux sur le reste du territoire. A nouveau, Les Hurleurs demandent "la mise en place d'un plan d'éradication de l'orpaillage illégal sur l'ensemble du territoire", et tout particulièrement "en cette période de discussion sur la Compagnie Nationale des Mines". ES

 

Guyane – On ne s'attaque pas aux iguanes !

Du moins pendant 3 mois, comme chaque année, période de reproduction de l'espèce. Un arrêté préfectoral datant d'avril 2011 – que l'association Maïouri Nature Guyane a eu la bonne idée de déterrer – interdit la chasse à l'Iguane du 1er septembre au 31 décembre (réalisé en concertation avec les chasseurs, les environnementalistes, les scientifiques et les services de l'Etat).

"De nos jours l'iguane subit une pression de chasse abusive", et en particulier pour ses œufs, que la femelle cache secrètement dans un terrier à partir du mois d'août chaque année. "Il est donc fondamental de respecter la période de reproduction afin de pérenniser l'espèce" poursuit Maïouri Nature Guyane, qui donne en exemple cet arrêté préfectoral pour la "gestion de la faune en Guyane" en général. ES

 

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