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Guyane - Les vœux du directeur du CHAR annulés cause : banderolles.

300 personnes étaient conviées vendredi en fin de matinée aux vœux du directeur de l’hôpital de Cayenne. Dominique Delpech devait remettre  une médaille de travail à quelques 61 retraités dans le hall du pôle femme-enfant. De nombreuses galettes avaient été commandées pour l'occasion.

Personne n'a eu le temps d'être  épinglé durant cette cérémonie à part le directeur. Dès que Dominique Delpech commence à prononcer ses premiers mots de bienvenue au micro, des banderoles se déroulent aux deux étages du bâtiment. "Qui nourrira nos enfants" ou encore "Non à l’externalisation", peut-on lire. Des chants résonnent dans le hall : "la cuisine, nous nous battrons pour la sauver". Un slogan entonné par environ 16 personnels de la cuisine du CHAR soutenus par l'UTG.

"Nous protestons contre le plan d'austérité de la direction. Il est tant que le personnel se réveille. La direction veut privatiser la cuisine, le standard et les archives. Au total 35 emplois sont menacés. Les contrats de plusieurs contractuels ne seront pas renouvelés. C'est inadmissible", scande Adrien Guilleau, responsable UTG pour la maternité-pédiatrie.

Furieux,  le directeur du CHAR annule la cérémonie des vœux, "ils [le personnel et l'UTG, ndlr] en portent l'entière responsabilité. Il y a d'autres espaces pour s'exprimer", s'emporte Dominique Delpech. Et d'ajouter à propos de la cuisine, "Elle ne délivre pas une prestation de qualité suffisante et elle coûte chère. C'est pour cette raison que je souhaite trouver une nouvelle prestation pour que les patients mangent mieux, pour que les repas soient servis à l'heure, chauds et qu'il n'y ait pas de risques de toxi-infections alimentaires. Les équipements sont neufs et les personnels formés. Malgré cela les espérances ne sont pas à la hauteur."

Durant cette cérémonie le directeur devait annoncer les grands chantiers de 2015. Nul doute que l'externalisation ne devait pas être annoncée lors de cette cérémonie œcuménique. Ce début d'année sera marqué par l'ouverture tant attendu d'un service de pédopsychiatrie de 10 places et d'un service de soins de suite et de réadaptation de 15 places pour désengorger les lits de courts séjours avec plateau de kinésithérapie. NM


 

Guyane – Des vœux, des vœux et… des objectifs ?

C'est ce que l'on peut espérer avec la suite des traditionnelles cérémonies de vœux. La fin de semaine dernière a été l'occasion, pour la FTPE (Fédération des très petites entreprises) et la Chambre des métiers, d'aller à la rencontre de ses adhérents à Kourou (Saint Laurent ce vendredi 30 janvier). Dans une salle bien garnie, avec la présence de François Ringuet, le maire de la ville, Valérie Vanoukia et Harry Contout, les présidents de ces deux organisations, ont émis des vœux combatifs pour que cette année 2015 soit à la hauteur des attentes des chefs d'entreprises et des artisans afin, notamment, que le développement économique de la Guyane et de ses entreprises soit une donnée essentielle dans le cadre de l'évolution institutionnelle et de la campagne électorale qui la précédera en décembre prochain.

Même souhait pour Ernest Prévôt, le Président de l'association des MPI de Guyane (Moyennes et Petites Industries) qui est revenu sur la volonté de l'ensemble des organisations professionnelles de mettre en œuvre des actions communes qui aillent au-delà des intérêts particuliers.

Cette unité a d'ailleurs été rappelée par Joëlle Prévot-Madère, Présidente de la CGPME en insistant évidemment sur le dossier lié à l'octroi de mer (voir notre article dans cette édition).

Toujours lors de ces vœux des MPI, le Préfet Eric Spitz a rappelé sa volonté de "se faire l'écho des socio-professionnels de Guyane à Paris et de créer les conditions d'un dialogue constructif".

Nul doute que ces discours seront relayés tout au long de cette semaine par tous ceux qui s'exprimeront dans ces dernières cérémonies qu'on pourrait également qualifiées de "mois des traiteurs de Guyane", secteur artisanal qui adore les vœux avec buffet… TM

 

 

Guyane – Des récompenses en pagaille pour les sportifs guyanais pendant les Lauriers du Sport 2015

L’édition 2015 des "Lauriers du Sport", s’est déroulée ce samedi au Zéphyr de Cayenne. Une cérémonie placée cette année sous les couleurs des Jeux Olympiques qui auront lieu en 2016, chez nos voisins brésiliens.

Organisée chaque année par le CROSGUY, cette soirée a pour but de mettre à l’honneur les sportifs, bénévoles, et dirigeants des clubs guyanais, qui auront marqué leurs disciplines par leur palmarès, leur investissement et leur soutien. En tout 57 lauréats, sportifs et bénévoles, représentants 25 disciplines différentes, ont été récompensés.

Cette année le comité olympique sportif de Guyane a désigné Tariq Abdul Wahad (premier basketteur guyanais à évoluer en NBA), comme invité d ‘honneur et parrain de cette manifestation. Le basketteur qui durant toute la soirée n’en revenait pas des performances des sportifs guyanais.

"J’essayais d’énumérer le nombre de champions du monde, je n’en revenait pas… J’ai vu des gens au service les uns des autres, et qui comprenaient l’importance de leurs rôles, au sein de leur discipline, même les enfants ! Aujourd’hui, être un sportif, c’est être talentueux, et prêt à surmonter les obstacles, peu importe leurs nombres et leur difficultés, pour moi, c’est ça être un sportif guyanais !"

Une belle cérémonie, peut-être un peu longue (4h au lieu des 2h prévues), qui aura récompensé après un vote du public via internet, Franck Besson champion du monde de kayak-polo avec le prix "Coup de Cœur du public" et aussi Patrick Ringuet, vainqueur du Tour de Guyane 2014, avec le trophée "Doko des Dokos".

Texte et Photos :

Jonathan Lario




 

 

Guyane – Acteurs économiques et Région disent "non" au marché unique antillo-guyanais !

Vendredi matin, socio-professionnels (CCIG, Medef, MPI, CGPME, FTPE, Chambre d'Agriculture, Syndicat des pêcheurs…) et Région Guyane se sont rassemblés pour mettre au point une motion commune à l'attention du gouvernement, pour lutter contre la mise en place d'un marché unique "antillo-guyanais", et contre l'abaissement du seuil d'assujettissement à l'octroi de mer de 550.000 à 300.000 euros.

 

Quel marché unique ? Celui contenu dans le projet de loi qui doit retranscrire la décision du Parlement européen de  prolonger le régime d'octroi de mer pour 5 ans (voir notre article du 18 décembre : http://goo.gl/hVYPUR), en abaissant le seuil d'assujettissement à 300.000 euros. La décision européenne ne fait cependant pas référence à la création d'un marché unique entre les différents départements français d'outre-mer… Un point qui fait justement tiquer les signataires de la motion.

Il existe bien un marché unique entre la Guadeloupe et la Martinique, mais le gouvernement voudrait intégrer la Guyane à celui-ci. "Tout projet de développement d'une production locale sera inéluctablement voué à l'échec en cas d'import d'une même production antillaise" déplorent les socio-professionnels guyanais. "C'est le frein à tout développement du secteur économique de la Guyane" commente Ernest Prévot, Président des Moyennes et Petites Industries (MPI).

"Avant de vouloir exporter, il faut d'abord satisfaire le marché local" poursuit M Prévot, pour justifier le fait que ce marché unique ne serait bénéfique qu'aux entreprises antillaises qui exportent en Guyane. La proposition du gouvernement "ne tient nullement compte des différences de niveau de développement entre les territoires des Antilles et celui de la Guyane".

Pour Jean-Paul Le Pelletier, Président de la Chambre de Commerce et d'Industries, il s'agit d'une "incompréhension du gouvernement, de la traduction dans les textes français de la décision européenne". A la réception de la maquette de projet de loi présenté par le ministère de l'Outre-mer, "nous avons été complètement stupéfaits, puisque toutes les propositions (…) faites par les guyanais (…) étaient contre le marché unique Antilles-Guyane".

"Demain matin, il faut savoir si nous voulons que la Guyane soit le grand marché 'de vente' de la Martinique et de la Guadeloupe" s'est exclamé M Le Pelletier, "nous n'en voulons pas ! (…) Le marché unique Antilles-Guyane n'existe pas et il n'existera pas demain !" a-t-il conclu.

Et sur ce point, les acteurs économiques sont unanimes. Et pourtant, certaines filières (crevettes, poisson, bois…) exportent vers les Antilles, et "risquent des mesures de rétorsion" si la Guyane refuse de rentrer dans le marché unique… Des rétorsions que se préparent à dénoncer les institutions si celles-ci ont lieu.

Gabrielle Nicolas, vice-présidente à la Chambre d'agriculture, a reconnu qu'"aujourd'hui, notre production n'est pas directement menacée", mais  a signé la motion "par anticipation" et "par solidarité avec l'ensemble de la production locale". Elle s'est en revanche farouchement opposée à la baisse du seuil d'assujettissement à l'octroi de mer, qui pourrait impacter la production agricole guyanaise.

 

Cependant, si tous refusent l'instauration de ce marché unique, les signataires de la motion entendent "maintenir et même développer des possibilités d'échanges entre les industries de Martinique, de Guadeloupe, et de la Guyane", mais à condition qu'une "liste de produits négociée" cadre et "équilibre" ces échanges… La Région a proposé que ce soient les socio-professionnels des différents territoires, qui définissent eux-mêmes ces listes.

 

Les Antilles se fédèrent…

Ce même vendredi, les présidents de Région Guadeloupe et Martinique, respectivement Victorin Lurel (à l'origine du projet de loi lorsqu'il était ministre) et Serge Letchimy, se rencontraient pour une "nouvelle séance de travail bilatérale", la première s'étant tenue en décembre. Durant cette réunion étaient justement évoqués la question de l'octroi de mer – parmi tout un tas d'autres questions propres aux Antilles - mais aussi… "relancer concrètement l’Union des Régions Antilles-Guyane (URAG)" pouvait-on lire dans le communiqué diffusé par la Région Guadeloupe, qui accueillait la rencontre.

Rodolphe Alexandre – qui avait lui aussi rencontré M Letchimy en fin 2013 pour évoquer la question de l'Urag et du marché-unique antillo-guyanais – a en tout cas réuni les socio-professionnels guyanais vendredi matin, de manière à "avoir le point de vue de tous (…) pour trouver un consensus sur la réponse à apporter." Les signataires ont rappelé que les collectivités subiraient "une baisse drastique" de leurs ressources financières, si ce projet voyait le jour.

 

C'est donc par le biais de cette motion commune que les acteurs économiques guyanais espèrent avoir une réponse favorable du gouvernement, qui doit statuer ce lundi sur l'avenir de ce projet de loi… Début février, venue de la Ministre de l'Outre-mer en Guyane (et aux Antilles), des rencontres sont d'ores et déjà prévues. ES


Protectionnisme guyanais ?

"Ce n'est pas du protectionnisme, c'est une répartition de la fiscalité. Il faudrait que l'on soit sur les mêmes bases" se défend Ernest Prévot. Même son de cloche du côté de la CCIG : "Il s'agit simplement d'éviter des dérives d'un système fiscal qui permettrait à des sociétés qui ne sont pas guyanaises, de venir déséquilibrer le marché guyanais, en mettant en faillite des sociétés guyanaises". Pour Rodolphe Alexandre, "ce n'est pas du protectionnisme, c'est un équilibre de marché (…) en sauvegardant nos différents produits listés. (…) Il doit y avoir un juste équilibre en forme de compensation."

 

Edito - Allez hop ! La trêve est terminée, revenons aux affaires sérieuses !!!

C'est en substance le message passé par Nicolas Sarkozy au gouvernement et à son chef mais aussi aux adeptes de l'unité nationale dans son propre camp.

Avec son style "tout en retenue" il aurait déclaré, selon le Canard Enchainé "L'unité nationale, ça commence à me courir", propos confirmés mercredi soir sur France 2 où il a critiqué les mesures anti-terroristes du gouvernement et le mot "apartheid" employé par Manuel Valls.

Que recherche-t-il ? Eh bien tout simplement à exister et à reprendre la place qu'il considère "naturellement" comme la sienne : Celle du patron, de son parti et, bien évidemment de la France…

Il n'aime rien tant que le combat à l'arme blanche et déteste les tenants d'une position plus nuancée comme Raffarin ou Juppé prêts à un pacte national sur les réponses à apporter à la question du terrorisme.  Il faut dire que depuis 2 semaines il a du mal à exister face au travail accompli par ses adversaires.

Mais ne croyez pas un instant qu'il soit le seul à calculer. Il est évident que François Hollande ou Manuel Valls sont aussi dans cette démarche électoraliste et surfent sur la vague de l'indignation et du consensus pour mieux étouffer leur adversaire. Si vous ne le saviez pas encore, nous sommes entrés de plein pied dans la campagne pour la présidentielle de 2017.

Tous les mots sont pesés, soupesés et distillés pour faire parler, réagir l'adversaire en surfant sur le registre de l'émotion… et sembler découvrir l'étendue des dégâts. Tous nous disent que tout ce qui a été fait jusqu'à présent n'est pas suffisant, que nous avons fait fausse route. Oui, nous avons juste oublié que chaque jour nous semons et que la récolte se fera des années plus tard. Et lorsqu'on sème pour ses électeurs on a pas le temps d'attendre, il faut que ça se voit, que ça brille et que ça paye….

Et malheureusement je doute fort que la Guyane, à l'approche d'une élection cruciale, nous offre un autre visage… TM

 

Gabriel Serville veut un "plan Marshal" pour le logement en Guyane

C'est dans une lettre directement envoyée au Président de la République que le député-maire de Matoury a souhaité attirer son attention "sur la situation dramatique que connaît la Guyane en matière de logement". Selon le député, "80% de la population est éligible au logement social", et le parc de logements sociaux "souffre d'une situation extrêmement dégradée" que seul un "véritable plan Marshall pour le logement" pourrait résorber.

Un tiers de logements sur-occupés, 15.000 logements manquant "pour tout juste 240.000 habitants", tandis qu'il en faudrait 45.000 d'ici 2030 pour les "500.000 habitants" que compterait la Guyane, énumère le député. 20% privés de l'accès à l'eau potable, 13% du réseau électrique, 60% du tout-à-l'égout… Le portrait que dresse M Serville vient justifier "une tension sociale difficilement contenue".

"Comment tolérer qu'une partie de nos concitoyens soit tenue à l'écart de la loi républicaine (…) qui élève le droit au logement au rang de droit fondamental" se questionne le député. Il demande ainsi à François Hollande d'élaborer (avec les parlementaires, et les exécutifs locaux), un plan "dédié à ce territoire". D'après Gabriel Serville, qui cite différentes sources, "les fonds alloués" à la Ligne Budgétaire Unique (de 36 millions pour 2015), devrait être de 68 millions, tandis que la mise aux normes de l'ensemble du parc de logement dépasserait facilement les 600 millions d'euros…

Sera-t-il entendu par Paris ?

 

 

Guyane – Le Malathion inquiète un nombre "grandissant" de guyanais

Mercredi soir, quelques dizaines de citoyens se sont rassemblés devant le bâtiment du Conseil Général à l'appel du collectif Stop Malathion, pour protester contre l'utilisation de l'insecticide utilisé en Guyane depuis le 18 novembre 2014 et pour une durée de 180 jours, dans le cadre de la lutte contre le moustique vecteur du chikungunya. Ils étaient également une douzaine à Kourou.

Après deux mois de pulvérisations par les bégonneuses du service de démoustication du Conseil Général, ni le département, ni l'Agence Régionale de Santé n'ont proposé de "point étape" sur l'utilisation du malathion dans les communes guyanaises, alors que le gouvernement avait bien spécifié qu'un "suivi sur le terrain sera[it] réalisé tout au long de l’utilisation pour s’assurer [du] bon respect [des conditions d'utilisation, ndlr]."

"Le malathion est utilisé depuis trente ans mais les résultats ne portent pas leur fruit, il y a toujours des moustiques" a expliqué Denis Makalowski, l'un des membres actifs du collectif à nos confrères de Guyaweb. De son côté, l'association Guyane Nature Environnement disait "regretter qu'en 2014 nous nous en remettions encore à des épandages massifs d'insecticides particulièrement toxiques pour l'Homme et l'environnement, jusque dans le cœur des villes et cités".

Le collectif Stop Malathion demande l'arrêt immédiat des pulvérisations du produit. La fin théorique d'utilisation est fixée à la mi-mai… Pétition à retrouver ici : http://goo.gl/LXeCEP  ES

 

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Chroniques RDI de Thierry Maquaire

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