La Conférence régionale de la santé et de l'autonomie (CRSA), organe consultatif travaillant auprès de l'Agence régionale de santé (ARS) organisait hier une conférence de presse afin de faire part de ses recommandations suite au débat public qu'elle a lancé sur « les conduites addictives et les comportements transgressifs chez les jeunes ».
Des ateliers ont été réalisés en 2012 avec 176 jeunes âgés de 12 à 25 ans à Cayenne, Kourou, St-Laurent, Maripasoula et St-Georges. Via des questionnaires les jeunes ont fait part de leurs expériences et de leurs attentes. Ces ateliers ont donné lieu à un débat public à Kourou en janvier.
Les recommandations formulées par la CRSA s'articulent en trois axes, le premier mettant l'accent sur la place et le rôle des parents. Des parents qui auraient des difficultés à donner des repères à leur progéniture ou à s'impliquer dans leur scolarité. La CRSA estime qu'il faut favoriser « l'accueil collectif des jeunes enfants pour permettre la formation des jeunes parents », autrement dit créer une école pour les parents.
Si les parents en ont pris pour leur grade, les pouvoirs publics ne sont pas en reste. La CRSA préconise d'interdire l'implantation de débit de boissons près des établissements scolaires, de faire respecter la réglementation de la vente d'alcool et de tabac aux mineurs, d'augmenter et de diversifier les structures d'accueil pour la jeunesse ou encore d'amplifier le travail en réseau des acteurs de terrain et des institutions. La place et l'influence du culturel constituent le troisième axe. La CRSA recommande notamment la mise en place de programmes de revalorisation des savoirs ancestraux. Ces recommandations ont été transmises aux pouvoirs publics. NM
Leur demi-heure de débrayage hier matin a eu les effets escomptés. La mairie leur a assuré au cours d’une réunion que leur salaire serait versé ce vendredi ou au plus tard samedi, tandis qu’une deuxième réunion se tiendra la semaine prochaine pour évoquer la revalorisation de leur statut.
Vers une fermeture définitive des stations ?
Jeudi – 9h – en périphérie de Cayenne…
Tout semble étrangement calme ce matin, la pluie a cessé de tomber depuis quelques heures et les oiseaux semblent s’être donné rendez-vous pour un concert assourdissant, à moins que…
Oui c’est bien ça… Les routes sont quasi désertes hormis quelques bus et des vélos, des vélos…
Si la calme règne dans les rues il n’en est pas de même dans la presse qui se fait l’écho de la grogne des gérants de stations-services qui en appellent à l’Etat par le biais d’un communiqué de leur organisation syndicale :
« Il est temps que l’Etat prenne ses responsabilités dans cette affaire. On ne peut continuer ainsi sans mettre en péril une profession et ses 300 salariés. Depuis 2 semaines nous assistons à une situation de blocage sans précédent, nos marges se réduisent comme peau de chagrin et personne n’y fait rien, on nous laisse mourir dans l’indifférence générale. La situation menace de se répandre aux Antilles et le ministre doit prendre position publiquement pour permettre un retour à la normale sans délai ».
C’est un résumé mais il est assez fidèle à ce que je vis également depuis une quinzaine de jours. Ma voiture est sur le parking et je me déplace en transports en commun quand ce n’est pas à bicyclette…
La population s’organise et les entreprises également puisque les supermarchés font des tournées de livraison, on ne quitte Cayenne qu’en covoiturage, les bus fonctionnent 7j/7 jusqu’à minuit, Cayenne, Kourou et Saint Laurent ont des projets de vélibs, les concessionnaires font des promotions à tout va sur les véhicules électriques et l’idée d’une ligne de chemin de fer reliant Saint Georges à Paramaribo fait son chemin.
Qui aurait pu imaginer qu’en quelques semaines une telle révolution était possible et puisse faire disparaître une profession de la carte du territoire ?
Mais que s’est-il donc passé ?
Oh, trois fois rien, juste un électrochoc, un tsunami mental chez tous les guyanais qui ont fait preuve d’une solidarité que nul ne pouvait imaginer.
En effet, après une énième hausse du prix des carburants qui viennent de passer les 3€ le litre et une non moins énième grève des stations qui revendique maintenant un revenu minimum garanti pour toutes les entreprises, le printemps guyanais a fait son œuvre avec un relais pour le moins surprenant de l’ensemble des médias.
« Puisque les gérants ne veulent plus de nous, montrons que nous n’avons plus besoin d’eux !!! ». C’est ce premier slogan, repris par les organisations syndicales (patronales et salariales), les associations, les autorités religieuses et même des chanteurs de zouk, qui a lancé une action dont on ne sait quand elle s’arrêtera.
Eh oui, « la voiture au placard, les vélos et les bus sont de sortie ! ». Voilà comment, les transports en commun furent pris d’assaut, cette réaction obligea dans un premier temps les collectivités à augmenter les rotations puis le nombre de véhicules sur la route.
En quelques jours la consommation avait chuté de 50% dans des stations quasiment désertes qui en étaient venues à vendre… des tickets de bus pour survivre !
SARA, gérants, compagnies pétrolières, tous ceux qui souriaient arboraient aujourd’hui un rictus qui en disait long : « Et si le pouvoir réel appartenait au consommateur ? Et si nous devions faire notre propre autocritique pour comprendre comment… ».
« Monsieur, monsieur !!! Vous ne pouvez pas rester là, il faut avancer !!! »… Mais qui est ce type qui frappe à ma vitre ? Ah oui, je me souviens… Je me suis endormi au volant dans la file d’attente, un peu normal au bout de 2 heures. J’aurai donc rêvé ??? J’espère seulement que j’arriverai à la pompe avant la fermeture…
Fiction rêvée par TM
Les représentants des gérants de stations-services étaient à Paris pour rencontrer les représentants du Ministère de l’Outre-mer pour une « réunion de travail ». Une réunion de plusieurs heures qui n’a visiblement pas abouti à grand-chose, Victorin Lurel ne souhaitant pas « céder » au rapport de force « imposé » par les gérants, et préférant la « concertation » si chère à son gouvernement. Le Groupement des gérants a annoncé dans un premier temps que les stations resteraient fermées ce jeudi, mais un peu plus tard dans la soirée, Patrick Collé, Président de l’intersyndicale, aurait finalement annoncé le retour à la « grève perlée » de 7h par jour, pour « ne pas pénaliser » le département.
Le Président du MEDEF Guyane, Alain Chaumet, a réaffirmé de son côté sa « forte désapprobation » des moyens utilisés par les gérants, c’est-à-dire le blocage des points d’approvisionnement en carburants. La décision de ces derniers de fermer leurs stations, porterait selon M Chaumet un « énorme préjudice (…) à l’économie guyanaise toute entière ».
Les pouvoirs publics sont eux-aussi pris à parti par le MEDEF, qui demande à ce que les responsabilités soient « pleinement assumées », face aux « graves conséquences économiques » qu’a entraîné le mouvement de grève. Le mouvement patronal « se réserve donc le droit d’intenter une action en justice pour réparation des préjudices causés par les responsables de ce mouvement ». Comprendre l’Etat ou les gérants de stations-services ?
Toujours est-il, les réserves d’essence s’amenuisent dans les voitures, les véhicules de fonction, et les jerrycans des particuliers… Prévoyez de longues files d’attente devant les stations ce matin… ES
Après un peu plus de deux ans passés à la tête de la Préfecture de la Guyane, Denis Labbé, a été nommé hier matin en Conseil des Ministres, Préfet de la Haute-Loire (43), sur proposition du Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.
Il avait succédé à Daniel Ferey en mai 2011 (placé « préfet hors cadre » avant de partir à la retraite quelques mois plus tard), et a dû faire face à de nombreux événements : découverte d’hydrocarbures dans le sous-sol au large du département, tuerie de Dorlin, renforcement de la lutte contre l’orpaillage clandestin ou la pêche illégale, affaire Rexma, sécurité routière, intempéries, épidémie de dengue et dernier en date, grève des gérants de stations-services, le tout dans un contexte de « rationnement du budget de l’Etat », et d’insécurité publique en Guyane.
Monsieur Labbé aura connu la transition entre le gouvernement de François Fillon, et celui de Jean-Marc Ayrault. C’est Eric Spitz, administrateur civil, et secrétaire général de la préfecture de Seine St-Denis (93), qui prendra sa succession en tant que Préfet de Guyane. Né en 1963, élève à l’ENA, chevalier de l’Ordre national du Mérite, il a déjà assumé des postes dans les préfectures de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie Française, mais la Guyane sera son premier poste de Préfet.
L’actuel « Préfet de la Guyane et de la région Guyane », Denis Labbé, né en 1952, ancien sous-préfet de Lorient ou d’Antony, qui avait également « séjourné » à la Réunion ou en Guadeloupe, prendra ses nouvelles fonctions au Puy-en-Velay vers la fin du mois de juin, à priori. Actuellement en déplacement en métropole depuis le début de la semaine, il sera de retour cet après-midi en Guyane. ES

Hier soir à 18h52, il n’y a pas eu de problème, Ariane 5 s’est bien envolée avec à son bord les 20 tonnes du 4e cargo ATV « Albert Einstein » à destination de la Station Spatiale Internationale (ISS). Arrimage prévu le 15 juin prochain. C’est le 55e lancement réussi d’affilé pour Ariane 5.
Les élus de la CACL étaient réunis en assemblée plénière hier. A l'ordre du jour, il était notamment question de l'acquisition d'un terrain cédé par la mairie de Cayenne en vue d'y construire la future déchetterie de la ville capitale. Situé dans la zone Galmot, ce terrain est placé en « zone de précaution ». Autrement dit pour construire la déchetterie, la réalisation de fondations spéciales serait nécessaire, ce qui selon le Président de la CACL, Rodolphe Alexandre va entraîner des « surcoûts ».
Si ce terrain n'a pas fait l'unanimité, la majorité a voté en faveur de cette acquisition. Des études géotechniques vont être lancées afin d'avoir une estimation plus fine des coûts. En attendant, les dépôts sauvages de déchets se poursuivent, « le niveau d'incivilité est devenu intolérable », a poursuivi le Président. Une quinzaine d'agents de la CACL effectuent pourtant des missions de surveillance. NM
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